Patrice Alègre

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Patrice Alègre

Message par Kassandra88 le Mer 7 Mar - 17:51

A la demande de Cyclope, j'ouvre ce fil de discussion
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Re: Patrice Alègre

Message par Cyclope le Mer 7 Mar - 20:13

Les victimes reconnues de Patrice Alègre :

Valérie Tariote, 21 ans, 20 février 1989
Laure Martinet, 19 ans, 25 janvier 1990
Martine Matias, 29 ans, 10 février 1997
Mireille Normand, 35 ans,15 juin 1997
Isabelle Chicherie 31 ans, 3 septembre 1997

Il a également été condamné pour 6 viols.

Emilie Espès, 21 ans, échappe à la mort le 21 février 1997. Alègre tente de l'étrangler et de la violer, mais elle parvient à lui parler et il l'épargne.

Il a été mis en examen pour quatre autres meurtres, mais cependant pas condamné faute de preuves. Peu d'infos tout de suite sous la main là dessus : une prostituée,  «la Puce» en décembre 1991, et Line Galbardi, 29 ans, le 3 janvier 1992,

Alègre est parfois comparé à Guy Georges, qui frappait à Paris à la même époque, avec un parcours (enfance chaotique > petite criminalité > viols > meurtres) et un mode opératoire apparemment assez proches. Mais en fait, Patrice Alègre à la différence de Guy Georges connaissait la plupart de ses victimes connues. Le psychiatre Daniel Zagury, qui l'a expertisé, voit en lui un tueur organisé (L'énigme des tueurs en série, Plon, 2008).

L'affaire Alègre devient affaire Baudis quand trois prostituées (deux femmes et un homme) affirment au gendarme Roussel, responsable de la cellule d'enquête, que Patrice Alègre était avant tout un homme de main de proxénètes toulousains, chargé notamment de rabattre des prostituées pour des soirées sado-masochistes extrêmement violentes auxquelles auraient participé des notables de la ville, dont Dominique Baudis ancien maire de Toulouse (1981-2001). Je passe rapidement par manque de temps sur ce pan de l'affaire, bien qu'il faille y revenir, mais l'enquête s'effondrera rapidement du fait de la fragilité des "preuves" et de la montée au créneau de D. Baudis. "Djamel" le travesti se suicidera en prison en septembre 2003, "Fanny" reviendra sur son témoignage et sera condamnée pour dénonciation calomnieuse, en même temps que "Patricia", la troisième prostituée.

Reste de nombreuses questions :

* La disparition de très nombreuses personnes, notamment des prostituées, dans Toulouse et ses environ dans les années 1980-1990 (voir par exemple cet article ) .
* Les ratés phénoménaux des enquêtes sur les meurtres et disparitions. Plusieurs meurtres seront qualifiés de suicide par les mêmes médecins légistes (Pierre-Marie Bras et Danièle Alengrin) malgré l'accumulation d'indices remettant en cause cette thèse. Ainsi Valérie Tariote est retrouvée uniquement vêtue d'un tee-shirt, les mains attachées par un lacet, bâillonnée par un foulard serré derrière la nuque, un autre enfoncé très profondément dans la gorge, et sa tête reposant sur une casserole de sang, son slip déchiré coincé entre le mur et le lit, et des boîtes de neuroleptiques à ses côtés. Cinq jours auparavant, le gardien de l'immeuble avait trouvé dans le local à poubelle son sac à dos jeté contenant ses papiers d'identité, des cotons de démaquillage imbibés de sang, une chaussure de tennis sans lacet et un cendrier en verre sur lequel sont visibles des empreintes digitales (voir ici).
* Il est acquis que Patrice Alègre était en relation avec le proxénète  Lakhdar Messaoudène, accusé dans un premier temps par les prostitutées témoins d'être la cheville ouvrière du réseau.
* Marc Bourragué, à l'époque substitut du Procureur à Toulouse, sera également accusée par les prostituées. Il niera les accusations mais reconnaîtra en revanche avoir pris un apéritif avec Alègre, considéré selon lui comme un indicateur.

Il y a encore énormément d'éléments sur cette histoire mais j'ai peu de temps en ce moment et mes souvenirs sont un peu lointains.

Pour des premières sources :

Une émission de L'heure du crime (2017) sur PA

Un épisode de FAL :
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Re: Patrice Alègre

Message par Cyclope le Mer 7 Mar - 20:21

Peut on renommer la rubrique pour y ajouter le nom d'Alègre ?
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Re: Patrice Alègre

Message par Kassandra88 le Mer 7 Mar - 21:48

Cyclope a écrit:Peut on renommer la rubrique pour y ajouter le nom d'Alègre ?

C'est fait.
Merci beaucoup pour ce rappel des faits.

Beaucoup de détails dans le bouquin de Michel Roussel.



On ne s'étonnera pas que:
https://www.ladepeche.fr/article/2003/10/14/199432-le-depart-force-du-gendarme-roussel.html
Son honneur aussi. Certains le soupçonnant à mi-mots d'avoir délibérément « orienté », les témoignages des ex-prostituées.
Et pourtant, il avait suivi le travail des gendarmes de Baets et Bille (témoinsX/ Belgique) et fait en sorte qu'on ne puisse pas lui reprocher ce qu'on reprochait (à tort d'ailleurs) à ces deux gendarmes. Mais lorsqu'on sort certains noms du panier, alors les contre offensives se mettent en place.
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Une figure de l'affaire "Alègre" : le substitut Marc Bourragué

Message par Cyclope le Dim 11 Mar - 18:54




Je souhaite ici revenir, par citations d'articles, sur une figures qui réapparrait souvent dans l'affaire Patrice Alègre. Il s'agit de Marc Bourragué. Ce magistrat, ancien substitut du procureur, chargé des affaires financières au TGI de Toulouse, était présent sur plusieurs scènes d'enquêtes de crimes plus attribués à P. Alègre.

La Dépêche, 11 septembre 2003, Marc Bourragué devant le juge
:

La Dépêche a écrit:Pour la première fois depuis que son nom est apparu dans le volet « mœurs » de l'affaire Alègre, Marc Bourragué, procureur adjoint de Montauban et ex-substitut du procureur de Toulouse, a été interrogé, hier matin, par l'un des juges d'instruction en charge de l'information judiciaire ouverte le 15 avril contre « Patrice Alègre et tous autres » pour « proxénétisme en bande organisée, viols, tortures et actes de barbarie et viols sur mineurs par personne dépositaire d'une autorité publique ».

Mis en cause par d'anciennes prostituées à l'origine notamment des révélations sur le meurtre de Line Galbardi en janvier 1992, Marc Bourragué est arrivé vers 8 heures dans le bureau du juge Thierry Perriquet, qui l'avait convoqué comme « témoin assisté », pour en ressortir discrètement quatre heures plus tard, un peu après midi, avec son avocat Me Laurent de Caunes.

Ironie de la situation, Marc Bourragué avait déjà été reçu par le même juge il y a deux mois… mais en qualité de « victime » dans le cadre de l'affaire de faux témoignage du travesti Djamel, dans laquelle il s'est constitué partie civile. À l'époque, le magistrat en avait profité pour clamer son innocence.

Hier, plus discrètement, Me Laurent de Caunes, sollicité par La Dépêche du Midi, s'est refusé à tout commentaire sur la teneur de l'audition de son client. Mais il s'est félicité d'avoir enfin accès aux pièces du dossier. Marc Bourragué est notamment visé par les témoignages, de Fanny, l'une des six anciennes prostituées à s'être porté partie civile à ce jour. La jeune femme, aujourd'hui âgée de 30 ans, a expliqué qu'elle avait eu une relation de plusieurs années avec le magistrat au début des années quatre-vingt-dix.

Elle a décrit un homme pouvant « lui faire très mal » qui l'aurait contrainte à participer à des séances sadomasochistes avec des notables. Certaines se seraient passées à l'intérieur même du palais de justice de Toulouse.

Dans L'Express, 7 août 2003, Les folies de l'affaire Alègre

L'Express a écrit:Le nom d'un ancien substitut du parquet de Toulouse revient lui aussi fréquemment dans les témoignages des prostituées. Avec son crâne chauve et sa carrure de rugbyman, Marc Bourragué demeure au cour des terribles rumeurs toulousaines. Il a reconnu avoir pris un apéritif à son domicile avec Patrice Alègre, en 1991 ou en 1992. Fanny certifie que le magistrat - qu'elle surnommait «Marcus» - se livrait sur elle à des pratiques sadomaso, des sodomies, et qu'il lui aurait brûlé le bras avec une cigarette. Ces séances très spéciales se seraient déroulées à l'hôtel de l'Opéra, place du Capitole, dans un parking et même dans le bureau du magistrat, au palais de justice.

A noter que M. Bourragué avait dans un premier temps nié avoir jamais rencontré Alègre.

Dans, Le Figaro du 10 mars 2006 : Les 37 "oubliés" de l'affaire Alègre

Le Figaro a écrit:Un substitut souvent présent

Des anomalies ou des dysfonctionnements dont Michel Bréard, ancien procureur de la République à Toulouse, aujourd'hui en poste à Bordeaux, s'est fait l'écho dans un rapport (sous la référence 8PG05 à la chancellerie) remis en janvier 2005 au ministère de la Justice et à Michel Barrau, procureur général de la cour d'appel de Toulouse ; 93 annexes étayent le propos du magistrat. Que dit cette enquête interne ? Elle vise nommément Marc Bourragué, ancien substitut du procureur, chargé des affaires financières au tribunal de grande instance de Toulouse. Le haut magistrat s'étonne de le retrouver régulièrement en travers des procédures qui mettent en cause Patrice Alègre. Michel Bréard fait notamment état des témoignages de trois policiers qui ont reconnu l'ancien substitut comme étant le magistrat présent, avant l'arrivée de la police, sur les lieux du meurtre de Line Galbardi en 1992, crime dont Alègre est suspecté. Marc Bourragué a toujours démenti. Mais l'ancien procureur de Toulouse rapporte qu'en niant par écrit ces faits, Marc Bourragué pourrait être inquiété pour «un délit d'attestation faisant état de faits matériellement inexacts». On retrouve encore le nom de Marc Bourragué dans le dossier de la disparition d'Hélène Loubradou. Lorsque le lieutenant-colonel de gendarmerie se saisit de l'affaire, qui informe-t-il ? Marc Bourragué, spécialisé dans les affaires financières au parquet de Toulouse. Michel Barrau, procureur général, interrogé par l'AFP, a précisé que «ce rapport n'a révélé après examen aucun fait de nature à entraîner des poursuites disciplinaires ou pénales» contre le magistrat mis en cause.

Une synthèse du rapport Bréard a été publié dans l'ouvrage de Gilles Souillés, L'affaire Alègre, la vérité assassinée, HugoDoc, 2007, Mais je n'ai pas lu ce livre.




Après Toulouse, Marc Bourragué poursuivra sa carrière dans la magistrature : procureur adjoint de Montauban, puis vice-président du tribunal de grande instance de Paris. Choisi pour siéger au procès d'Yvan Colonna, Marc Bourragué verra son passé publiquement rappelé par le journaliste Olivier BONNET en 2007. Il réagira à ses accusations par une plainte pour ""injure publique envers un fonctionnaire public", plainte qui aboutira heureusement à une relaxe : 1, 2

Autre élément intéressant. Avant d'arriver à Toulouse, M. Bourragué était juge d'instruction à Rodez, où son ami Jean-François Curvale est alors directeur de L'Oustal, un centre pour adolescents en difficultés. En 1989, J.-F. Curvale ira en même temps que Bourragué à Toulouse où il devient directeur d'un institut pour adolescentes en crise, le foyer Pargaminières.

Selon, Le Point, du 4 juillet 2003, Toulouse : les affres d'un juge :

Le Point a écrit:Jean-François Curvale porte un projet éducatif et social que Marc Bourragué trouve intéressant. Il le soutient. En 1991, ils créent Sauvegarde 31 ; le premier en est encore le directeur, le second en restera vice-président jusqu'à sa démission, en 2000. La coïncidence est peut-être anodine, mais force est de constater que trois des quatre prostituées qui témoignent aujourd'hui dans le dossier Alègre sont passées par L'Oustal, le foyer Pargaminières et Sauvegarde 31... qui a aussi pris en charge l'accompagnement de la fille de Patrice Alègre. Ainsi que les enfants de « Fanny », l'ex-prostituée qui a prétendu devant les gendarmes avoir été, alors qu'elle était mineure, la maîtresse du magistrat.


Un autre
lien intéressant mais dont il faudrait contrôler les affirmations.
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Re: Patrice Alègre

Message par Cyclope le Dim 11 Mar - 18:57

En complément du dernier message, je poste ici une synthèse du rapport Bréard sur Marc Bourragué, publiée sur le site de l'association Stop à l'oubli le jeudi 29 septembre 2011. Ce site est malheureusement aujourd'hui fermé et j'ai retrouvé le texte dans le cache :

Stop à l'oubli a écrit:Plusieurs personnes nous en ayant fait la demande, nous avons décidé de porter à la connaissance de nos concitoyens, une synthèse du Rapport Bréard, telle qu'elle est présentée dans le livre de Gilles Souillès :

AFFAIRE ALEGRE : LA VERITE ASSASSINEE paru aux éditions HUGO doc.



RAPPORT  BREARD

Le Rapport Bréard est un document adressé le 06.01.2005, avant qu’il ne soit muté à Bordeaux, par le Procureur de la République, Michel Bréard, du Parquet de Toulouse, au Procureur Général Michel Barrau.

        Ce document numéroté 8PG05 et ses annexes (93 pièces) dans lequel sont consignés divers P.V. d’audition met en cause les agissements et les relations d’un magistrat, Marc Bourragué, qui à l’époque des faits était Substitut financier du Procureur de la République, à Toulouse .

        Voici la synthèse des observations contenues dans ce rapport et qui permettent d’établir des liens avec nos dossiers .

1 - Affaire Galbardi

        (Line Galbardi est une jeune prostituée, assassinée le 03.01.1992 parce que, selon le témoignage d’anciennes prostituées, elle aurait :

         -        dénoncé le racket de certains policiers

        -        dénoncé les coupables de l’assassinat d’une autre prostituée)

Des procès verbaux font état de la présence d’un magistrat sur les lieux du crime - l’Hôtel de l’Europe - avant même l’arrivée de la police (P.V. du 03.11.1992). Plusieurs auditions de policiers et d’un commissaire (P.V. du 02.12.2004 et du 12.02.2004) témoignent de la présence de Marc Bourragué, qui avait démenti le 23.07.2003  avoir été sur place, tout en convenant qu’il n’était pas de permanence. Ce démenti est d’autant plus troublant que des pièces réalisées lors de l’enquête ont disparu du dossier.

2 - Relations avec Patrice Alègre

        Après avoir dit qu’il ne le connaissait pas, Marc Bourragué a dû reconnaître qu’il l’avait bien rencontré une fois lors d’un apéritif à son domicile.

        Mais en fait, il ne l’a pas rencontré qu’une seule fois.

        Différents P.V. attestent que plusieurs témoins, à des moments différents, les ont vus ensemble :

-                     au relais de Fonbeauzard, anciennement « Le Mariel »

                           a) sur P.V. du 10.08.2004 , M. P., propriétaire du relais de Fonbeauzard, dit avoir vu à la même table Alègre, Bivi et Bourragué et notamment lors d’une fête du Beaujolais Nouveau.

                           b) sur P.V. du 19 août , D.M. client du « Mariel », se souvient «  avoir vu Bourragué, au comptoir, avec  Patrice » et ajoute : « ce sont des gens qui donnaient l’impression de bien se connaître ».

        -         à son domicile (P.V. du 04.11.2004) Ryad Kouka,  ancien restaurateur      affirme avoir surpris des visites d’Alègre au domicile de Bourragué .

3 - Rapports avec Florence Khelifi ( « Fanny »)

        Ancienne prostituée, elle affirme connaître Marc Bourragué.

        Ses enfants étaient placés au sein de l’Association Sauvegarde 31, dont

        Marc Bourragué a été un membre fondateur.

        Elle a travaillé comme serveuse, Rue de la Colombette, au restaurant de       Kouka, « Le Venise ». Une fiche de la Sûreté Urbaine en fait foi. Kouka      affirme avoir vu « Fanny » en compagnie de Marc Bourragué

        (P.V. du 04.10.2004 et du 28.05.2004).

4 - Avantages privés dont aurait profité Marc Bourragué

        Monsieur Bréard s’étonne que les dénonciations réitérées de l’administration fiscale concernant Marc Bourragué aient pu être ignorées de sa hiérarchie et notamment qu’un dossier pénal le mettant en cause ait été instruit par ….. Marc Bourragué lui-même.

        Différentes affaires montrent que Marc Bourragué  aurait profité d’avantages privés de la part de différentes entreprises :

        a) avantages financiers de la part de la Sotrame dont le Directeur était Mr C. (un administrateur de « Sauvegarde 31 » !).

        -  il est question de travaux domestiques frauduleux effectués au domicile    de ce magistrat, de contrôles fiscaux et du silence du Procureur de la       République de l’époque, Mr Fréchède.

        - Mr C. a d’abord nié puis reconnu les travaux effectués en 1992.

        - La Direction Régionale des Impôts dénonce au Parquet de Toulouse un abus de bien social de Mr C. , lequel aurait encaissé sur son      compte personnel le montant des travaux effectués chez Marc Bourragué  (véranda et dalle). Le 20.12.1992, le Parquet demande l’ouverture d’une enquête par « soit transmis » à la P.J. sous la plume de Marc Bourragué . Le policier chargé de l’enquête ne fait jamais référence nommément à          Marc Bourragué, mais parle d’un client de la Sotrame.

        Résultat : Le dossier est finalement classé « sans suite ».

       

         b) travaux réalisés par la Cofitec chez Marc Bourragué

Sur P.V. du 24.11.2004, la secrétaire de la Société confirme que le   directeur, Mr P. a demandé de ne pas facturer les 3 semaines de main- d’œuvre et que la Cofitec ,en redressement judiciaire depuis 1992 a pu profiter d’un prolongement d’activité.

        c) Les anciens présidents du Tribunal de Commerce ont pointé un certain nombre de procédures dans lesquelles la position de Marc     Bourragué  , en tant que Substitut chargé des Affaires financières pose problème : la SARL Sofabat, Le Cristal (où P. Alègre aurait êté employé comme portier), la SARL Scaravetti, la SARL Les Compagnons (dont le siège est au Restaurant le Belvédère)….

        Ils confirment que Marc Bourragué  avait table ouverte dans ce restaurant, propriété d’A. F..

        Or les sociétés d’A. F. qui étaient en redressement judiciaire ont        fait l’objet d’une ordonnance de dépaysement au Tribunal de    Montauban, où Marc Bourragué  est Vice-Procureur depuis 2002.

Le Rapport Bréard révèle aussi les marchandages autour de la discothèque « le Saint Georges » et la licence IV de cet établissement, apportée par Mr T, un ami de Marc Bourragué , membre lui aussi de Sauvegarde 31 .

Dans une autre affaire encore, une extension de redressement judiciaire est refusée à la    SCI Muraille, par jugement du 02 juin 1997,  à la demande de Marc Bourragué . Or Marc Bourragué  avait des intérêts dans la SCI Muraille.

Ce Rapport fait état aussi de liens « amicaux » entre  Marc Bourragué et un O.P.J.,qui aurait bénéficié d’une expertise foncière minorée liée à son divorce .

Pour mémoire, le 23 octobre 2003, dans les colonnes du journal Le Monde, l’ancien Président de la Cour d’Appel de Toulouse, Jean Wolf, déclarait :

« Il n’est pas exclu qu’il puisse y avoir des policiers ripoux, ou un substitut ripoux ».

Malgré les demandes réitérées de notre Association, ce Rapport n’a jamais été rendu public, ni versé aux dossiers  qui nous concernent.

                                     POURQUOI ?
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Re: Patrice Alègre

Message par Kassandra88 le Lun 12 Mar - 1:29

« Nous avons été sidérés d’apprendre la nomination de Dominique BAUDIS au poste de Défenseur des Droits car cette désignation porte sur un homme dont le parcours professionnel et politique laisse subsister de nombreuses zones d’ombre. Certes il n’a jamais été inculpé ! Mais est-il pour autant irréprochable ?

http://www.stopaloubli.fr/reactions-familles-de-leurs-soutiens/
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Re: Patrice Alègre

Message par Cyclope le Lun 12 Mar - 1:53

Ha mais le site marche ?! Ou bien a changé d'hébergeur ?? Tant mieux il y a une foule de documents.

A parcourir, tous les procès en diffamation gagnés par l'ex-adjudant ROUSSEL, notamment contre Dominique BAUDIS : rendu de jugement
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Re: Patrice Alègre

Message par Cyclope le Mar 20 Mar - 23:47

Ce post recense les victimes connues de Patrice Alègre, ainsi que différents cas de viols, meurtres, disparitions ou suicides non élucidées (ou mal élucidées) qui ont pu être, à tort ou à raison, attribué à Patrice Alègre jusqu’à son arrestation en septembre 1997.

La cellule homicide 31 a recensé 191 meurtres ou disparitions non élucidées sur Toulouse et les départements voisins (Ariège, Lot, Haute-Garonne, Tarn Tarn-et-Garonne) où Patrice Alègre a laissé des traces de son passage dans les années 1980-1990. Seule une partie a pu faire l’objet d’une réouverture d’enquête.

Un site intéressant qui recense d’importantes affaires criminelles dans la région, pas forcément liées à Alègre :   Affaire Alègre : 1994-1996  .

Voici une liste synthétique des affaires par année. En bleu, les agressions pour lesquelles P. Alègre a été reconnu coupable. Les classement en suicide ne sont pas anodins et ont été contestées pour des raisons qui apparaissent évidente à la lecture des dossiers.

Je signale également sans les mettre de la liste deux cas étudiés par la cellule H37, dans lesquels l’implication de P. Alègre semble écartée : Dominique GRIFFITH (tuée le 13 septembre 1994 à Carpentras) et Geneviève VAN HEACKE (étranglée le 14 mai 1997 dans le Lot).


1980
4 janvier :Monique REJEMBEAU, 24 ans, disparaît à Toulouse.

1985
16 décembre : Patricia CAILLET, 25 ans, étranglée à Toulouse
Une autre prostituée est violée et manque d’être étranglée par un agresseur le soir même.

1986
3 janvier : Patrick BUFFIN, 28 ans, trouvé mort chez lui à Toulouse -> classement en suicide.
20 avril : Jean-Jacques ALLEMANE, 20 ans, retrouvé attaché dans le canal du Midi -> classement en suicide.
8 décembre : Martine ESCADEILLAS, 24 ans, disparition à Toulouse.

1987
6 juin : Suzanne MONTESSAGNE-CIKOJEVIC, 65 ans, retrouvée morte près de Fenouillet, Haute-Garonne.
6 août : Anne-Marie NAYRAL DE PUYBUSQUE, un peu plus de 60 ans, résidant à Lauganères, disparaît.
3 novembre : Hadja DAROLLES-BENYOUCEF, retrouvée morte dans son apt. A Toulouse -> classement en suicide.
5 décembre : Josette LEGOY, 60 ans, tuée à Toulouse.

1989
27 février : Valérie TARIOTE, 22 ans, tuée à Toulouse. -> classement en suicide.
8 août : Rémy SALAZARD, 18 ans, disparu à Toulouse.
16 août : Hélène LOUBRADOU, 27 ans, disparue après avoir quitté la clinique de Flourens.

1990
24 janvier : Laure MARTINET, violée et étranglée dans la banlieue de Toulouse.
1er mai : Marie LOMBRASSA, 41 ans, disparue à Castres (Tarn), puis corps retrouvé à Dourgne (H-G) en Juin.
7 août : Valérie REORDA, 16 ans, disparue à St-Jory, corps retrouvé près de la Garonne.
23 septembre : Edith SCHLEICHARDT, 22 ans, corps retrouvé à Cintegabelle (H.-G.) -> classement en suicide.

1991
30 janvier : Nicole GINESTET, 38 ans, est retrouvée noyée dans la Garonne, à Cordes-Tolosannes (Tarn-et-Garonne).
Novembre : « MAGALI», 17 ans, torturée et violée par Lakhdar Messaoudène, proxénète connu de P. Alègre.

1992
2 janvier : Line GALBARDI, battue et étranglée à l’hôtel Europe, Toulouse -> classement en suicide.
Février : Françoise D., prostitutée, est violée et manque de se faire étrangler près de la gare Matiabau.
27 février : Claude MARTINEZ, 48 ans, égorgé dans son local.
2 mars : Corinne LAZZARI, 29 ans, disparait après une panne d’essence près de St-Gaudens.
22 Mars : Jean-Tony KOKOU dit "Paquerette" et trois amis, "Nanou", Roxy" et Gina", morts asphyxiés dans un incendie, traces de coups sur deux corps. Ils connaissaient Claude MARTINEZ.
5 octobre : Patricia GELIS, 29 ans, corps retrouvé dans la Garonne.
21 octobre : Josette POIROUX, 44 ans, meurt poignardée à Toulouse, son local est brulé.

1995
21 juillet : Hélène RODES, corps retrouvé dans le lac de Cazère. -> classement en suicide.

1997
10 février : Martine MATIAS, 29 ans, violée et tuée rue des Anges à Toulouse. -> classement en suicide.
21 février : Emilie ESPES, 20 ans est violée et battue près de Plaisance du Touche (banlieue de Toulouse) mais échappe à la mort face à Patrice Alègre.
19 juin : Mireille NORMAND, 35 ans, violée et tuée près d’Ax-les-Thermes.
4 juillet- 15 août : Brigitte F., héberge Patrice Alègre en Allemagne pendant sa cavale. Violée et brutalisée à plusieurs reprises.
août : Elizabeth E. fait la rencontre de Patrice Alègre en Allemagne, puis disparaît après son départ. Peut-être partie au Népal.
3 septembre : Isabelle CHICHERIE, 31 ans, étranglée et violée à Paris.


Dernière édition par Cyclope le Mer 21 Mar - 5:13, édité 2 fois
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Re: Patrice Alègre

Message par Cyclope le Mer 21 Mar - 0:33

Un index du livre de Michel Roussel, pour ceux qui le possèdent.
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Le lieutenant-colonel Lakhal

Message par Cyclope le Jeu 22 Mar - 12:39

Le lieutenant-colonel Kouider LAKHAL a dirigé la section de recherches de Midi-Pyrénées entre 1987 et 1993, avant de devenir avocat. Jugé comme un officier exemplaire, il dirige notamment l'enquête consacrée à la disparition d'Hélène Loubradou en août 1989. L'enquête sera clôturé trois ans plus tard. En 2003, la cellule Homicide 31 réouvre le dossier après avoir été contactée par le père de la victime. On se rend compte alors que la plupart des documents remis à l'époque à la gendarmerie ont disparu du dossier. Sur son journal intime Hélène avait noté une rencontre avec «  Pat », au cours de sa promenade autour du lac de Flourens, où Patrice Alègre avait ses habitudes. Un serveur du bar situé au bord du lac reconnaît la jeune femme sur une photo et dit l’avoir vue avec un jeune homme dont la description correspond à Patrice Alègre à l’époque des faits. Le dernier entretien entre eux aurait été orageux. Ce renseignement ne sera pas exploité. Un  gendarme de  la Cellule H31 interroge le chauffeur de la navette effectuant le trajet entre Balma et la clinique où HL était hospitalisée .Ce dernier reconnaît en Alègre un visiteur habituel des lieux. Ce gendarme établit un procès-verbal d’audition mais, quelques jours plus tard, est dessaisi de ce dossier et doit réintégrer  sa brigade d’origine. Sur demande de la partie civile le chauffeur de la navette sera réentendu, un an après, par la nouvelle cellule Homicide 31, créée après le départ à la retraite du gendarme Michel Roussel, qui estimait ne plus pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Chose étonnante : il ne se souvient plus très bien d’Hélène ! La comparaison entre les deux PV oblige à se poser bien des questions (source : article n°442).

Le proxénète Lakhdar Messaoudene, mis en cause (puis relaxé) dans le meurtre de Line Galbardi (3 janvier 1992), portera des accusation contre le gendarme Lakhal lors de son retour en France en France en 2003. Voir cet article du Point (11/07/2003).

Le Point a écrit:Le film s'arrête dans la nuit du 24 janvier 1992. Messaoudene est arrêté par la police pour proxénétisme. Mais la gendarmerie le traque aussi pour proxénétisme aggravé. Il fait travailler N., une mineure de 16 ans et demi.

L'instruction va vite, si vite que les policiers de la sûreté urbaine oublient d'interroger Lakhdar Messaoudene sur le meurtre d'une prostituée assassinée vingt jours plus tôt, dans la nuit du 2 au 3 janvier 1992. La victime, Line Galbardi, était pourtant une de ses « gagneuses ». Les gendarmes, eux, entendent le suspect le 28 janvier 1992.

« J'ai été manipulé. Le gendarme L. qui m'a auditionné m'a demandé de me taire », a dénoncé le proxénète dans une interview accordée à Paris Match. « Messaoudene dit ce qu'il veut », se défend le colonel Kouider Lakhal, l'officier mis en cause par le proxénète. Ancien commandant de la section de recherche de la gendarmerie, le colonel assure « sur l'honneur [...] n'avoir jamais vu ni de près ni de loin cet individu ».

En 2003 toujours, l'ancien lieutenant-colonel Lakhal est l'un des accusés dans le procès d'un réseau de cambrioleurs et de receleurs de la région toulousaine sur les années 1991-1994. Mais il sortira relaxé de ce procès. Dans cette affaire, la gendarmerie était accusée d'être allée trop loin dans la protections "d'indics", eux-mêmes gros trafiquants de meubles et d'oeuvres d'arts volés.  La Dépêche a consacré plusieurs articles à ce procès (1,
2, 3, 4).

A noter que, entre la fin des années 1980 et son arrestation, Patrice Alègre était un cambrioleur notoire, qui connaissait bien les réseaux d'antiquaires et de receleurs de la région.


En 2008, L'ancien Lieutenant-Colonel Lakhal poursuit en diffamation le président de l'association "Stop à l'oubli", mais il est débouté par décision du Tribunal Correctionnel de Cahors en janvier 2008 (articles n°352 et 370).
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Re: Patrice Alègre

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