les lettres à Marie et Sophie

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Re: les lettres à Marie et Sophie

Message par Kassandra88 le Lun 23 Juil - 0:37

Bonsoir Zack,
Les avis divergent très fort à propos des lettres. Je vous donnerai ma vision des choses en vous répondant entre les lignes de votre texte.
Si le G en est bien l'auteur, le poème ne me surprend pas dans un contexte où bien sur je n'imagine pas qu'il ait le moindre regret d'avoir tué I.M. mais je le vois bien ruminer sur le fait que les choses se soient terminées ainsi alors qu'il avait trouvé la femme de sa vie.


Zack a écrit:Bonjour à tous,

Concernant ces lettres, j'ai beau retourné ça dans tous les sens, je trouve ça toujours aussi loufoque, et surtout j'ai pas mal de difficultés à imaginer que leur auteur et le G soit une seule et même personne...
Bon, cela dit, il me manque certainement trop de pièces pour juger...

Certaines lettres (les premières) ont été détruites, si j'ai bien suivi... Pour ma part, je n'ai pu lire que ce long texte, plagiat de la longue lettre de Diderot (peut-être en lien avec la publication en décembre 1986 du livre de J. Chouillet  : "Denis Diderot, Sophie Volland : un dialogue à une voix" ??) avec les variantes déjà relevées : La Lizac, Vandre et le passage qui a légitimement inquiété la mère de Sophie : "Voilà qu'il me prend une envie de te violer"... Mais quel intérêt il y aurait eu pour le G à envoyer un tel délire ? Il n'y a là-dedans rien de nature à "séduire" ou à piéger" des ados de 13 ans...
Là je suis bien d'accord. On avait tous trouvé le texte imbuvable, avant qu'un internaute ne découvre que c'était un plagiat de Diderot.
Mesrine suggère que c'était une façon de balader les flics. Moi, je n'y crois pas, je pencherais plutôt pour une tactique pour éveiller la curiosité des gamines.... et les piéger



On n'est absolument pas dans la logique du G qui, lorsqu'il brandit une carte de policier entraine sa victime dans un guet-apens et l'agresse en profitant de sa "sidération"... On peut chercher pendant des heures pourquoi la Lizac et Vandre, mais à quoi bon ? Si toute la démarche de ce type est délirante et immanquablement vouée à l'échec, pourquoi trouverait-on de la cohérence dans l'emploi de deux mots a priori tombés de nulle part ? Idem pour ce concours que personne n'a pu identifier...
Certains internautes voient des rapprochements possibles, d'autres dont moi, pensent que ces mots ont été utilisés pour faire disparaitre tout ce qui ramène au mot "Marne".

J'ai bien imaginé qu'en envoyant ces courriers, il cherchait peut-être à égarer la police, ou bien à la narguer en donnant des indices sur lui (Oui, l'Isac, cette rivière bretonne, a été appelée "la Lisac" - sans "z" - dans certains docs du 19e siècle...) ou encore à justifier ses crimes (son amie sublime, sa déesse - Irmgard - qui l'a trompé ? Lui, l'incompris ?), mais franchement je ne parviens pas à y croire.
Comme dit Carine dans son livre, difficile d'imaginer qu'au même endroit et à ma même période, deux hommes différents envoient des lettres et interpellent de façon abusive les mêmes petites filles.

Car enfin, cette lettre aurait pu finir à la corbeille comme les autres et son auteur ne pouvait être certain qu'elle serait portée à la connaissance des policiers. Si telle avait été son intention, il aurait été plus simple pour lui de s'adresser directement aux enquêteurs sans utiliser de circonvolutions, sans avoir à convoquer Diderot, ni composer de poème...
C'est bien pour cela que je ne pense pas que les lettres avaient pour but de balader les flics

Pour mieux comprendre l'auteur de ces lettres, on aimerait en lire d'autres où il parle plus librement, enfin sans recopier un texte d'auteur... C'est possible  ? Certaines autres ont-elles été retranscrites in-extenso dans le livre de Carine Hutsebaut ? J'ai lu sur le forum que l'une d'entre elles qui commence par "Je crois que je deviens mélancholique" et une autre par "Que deviens-tu ma Sophie, voilà si longtemps me semble t-il que je ne t'ai écris. Tu sais où tu peux me répondre .... enfin non peut-être pas. Il s'agit d'une boîte au lettres, telle qu'on peut les imaginer dans la résistance ....A la librairie L......  Tu descends l'escalier, tout de blanc maquillé, et tu mets ta réponse derrière un livre: Oblomov de Gontcharov, en folio je crois. C'est un merveilleux livre. J'ai pleuré..."
Ce serait intéressant d'en lire davantage, histoire de savoir si on a affaire à quelqu'un d'à peu près cohérent ou de complètement délirant...
Tout ce que nous savons des lettres se trouve dans le livre de Carine.


Et sinon, juste pour être sûr..., on est bien certain que les filles ne le connaissaient pas, qu'elles ne l'avaient jamais vu avant qu'il les aborde le 26 novembre 1987 ?
Oui.
Et c'est bien la mère de Sophie qui l'a identifié comme étant le G ?? Pourquoi alors n'a-t-on pas fait un PR d'après son témoignage puisqu'elle l'a eu un bon moment devant elle et qu'elle a pu l'observer de près ?
La mère de Sophie et les fillettes ont reconnu en ce faux policier l'homme du P.R dressé par Marianne N.

Désolé si mes questions peuvent vous paraître naïves ou peu pertinentes. J'essaie d'y voir plus clair et je compte sur vos lumières. Smile
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Re: les lettres à Marie et Sophie

Message par Maison le Sam 28 Juil - 22:18

Kassandra88 a écrit:Ce reportage:
https://www.france.tv/france-2/stupefiant/445975-le-crime-parfait-est-il-un-art.html
aura eu le mérite de faire découvrir ceci:



De quel prix peut-il bien s'agir????

Bonsoir,
Pour ma part, j'imagine bien un prix francais ou canadien.
Par ex
https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_prix_national_de_la_po%C3%A9sie
Mais à ne pas prendre au premier degré.
Cette année là, c'était le livre du partage d'Edmond JABES aux Editions BLANCHE.
Cet auteur n'est nullement en cause... Cependant, lire ...

Biographie d'Edmond Jabès[modifier | modifier le code]

Columbarium au cimetière du Père-Lachaise.
Marqué dans sa jeunesse par la disparition prématurée de sa sœur, il publie dès 1929 diverses plaquettes de poésie et fonde avec Georges Henein les éditions à orientation surréaliste La Part du sable. Il se lie d'amitié avec Albert Cossery et Andrée Chédid, deux compatriotes au destin similaire.

En 1935, il rencontre Max Jacob, avec qui il entretient une correspondance éditée en 1945 par René Etiemble. Puis il se rapproche de Paul Éluard qui fait connaître ses premières œuvres. Au fil des années, il se lie avec André Gide, Henri Michaux, Philippe Soupault, Roger Caillois et, après son arrivée en France, avec Michel Leiris, Paul Celan, Jacques Dupin, Louis-René des Forêts, Michel de Certeau, Jean Starobinski, Yves Bonnefoy et Emmanuel Levinas.

Edmond Jabès a noué des complicités avec plusieurs artistes comme le musicien Luigi Nono, le peintre Zoran Mušič ou le sculpteur Goudji. Il a publié des livres en étroite collaboration avec des peintres tels qu'Antoni Tapiès ou Olivier Debré.


Il me semble...
Enfin, tous les fantasmes sont permis.
A+

Maison

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Re: les lettres à Marie et Sophie

Message par Maison le Dim 29 Juil - 10:15

Vous l'aurez compris, je ne suis pas prof de français.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Modernit%C3%A9_en_po%C3%A9sie

Il serait intéressant de savoir si certaines lettres n'ont pas été retrouvées dans d'autres livres...
Et à l'occasion, l'emplacement des prix de poésie..."moderne"
Enfin, si c'est aussi simplissime confused

Le coeur a ses raisons que la raison ne connait point BP

En tout cas, si les fillettes ne le connaissent, lui sait ou sont rangés les livres...
http://tourisme-chaumont-champagne.com/patrimoine-culturel/brethenay,fr,15,pcu150

Bon dimanche

Maison

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Re: les lettres à Marie et Sophie

Message par Mesrine le Lun 30 Juil - 7:46

Kassandra88 a écrit:Bonsoir Zack,
Les avis divergent très fort à propos des lettres. Je vous donnerai ma vision des choses en vous répondant entre les lignes de votre texte.
Si le G en est bien l'auteur, le poème ne me surprend pas dans un contexte où bien sur je n'imagine pas qu'il ait le moindre regret d'avoir tué I.M. mais je le vois bien ruminer sur le fait que les choses se soient terminées ainsi alors qu'il avait trouvé la femme de sa vie.


Zack a écrit:Bonjour à tous,

Concernant ces lettres, j'ai beau retourné ça dans tous les sens, je trouve ça toujours aussi loufoque, et surtout j'ai pas mal de difficultés à imaginer que leur auteur et le G soit une seule et même personne...
Bon, cela dit, il me manque certainement trop de pièces pour juger...

Certaines lettres (les premières) ont été détruites, si j'ai bien suivi... Pour ma part, je n'ai pu lire que ce long texte, plagiat de la longue lettre de Diderot (peut-être en lien avec la publication en décembre 1986 du livre de J. Chouillet  : "Denis Diderot, Sophie Volland : un dialogue à une voix" ??) avec les variantes déjà relevées : La Lizac, Vandre et le passage qui a légitimement inquiété la mère de Sophie : "Voilà qu'il me prend une envie de te violer"... Mais quel intérêt il y aurait eu pour le G à envoyer un tel délire ? Il n'y a là-dedans rien de nature à "séduire" ou à piéger" des ados de 13 ans...
Là je suis bien d'accord. On avait tous trouvé le texte imbuvable, avant qu'un internaute ne découvre que c'était un plagiat de Diderot.
Mesrine suggère que c'était une façon de balader les flics. Moi, je n'y crois pas, je pencherais plutôt pour une tactique pour éveiller la curiosité des gamines.... et les piéger



On n'est absolument pas dans la logique du G qui, lorsqu'il brandit une carte de policier entraine sa victime dans un guet-apens et l'agresse en profitant de sa "sidération"... On peut chercher pendant des heures pourquoi la Lizac et Vandre, mais à quoi bon ? Si toute la démarche de ce type est délirante et immanquablement vouée à l'échec, pourquoi trouverait-on de la cohérence dans l'emploi de deux mots a priori tombés de nulle part ? Idem pour ce concours que personne n'a pu identifier...
Certains internautes voient des rapprochements possibles, d'autres dont moi, pensent que ces mots ont été utilisés pour faire disparaitre tout ce qui ramène au mot "Marne".

J'ai bien imaginé qu'en envoyant ces courriers, il cherchait peut-être à égarer la police, ou bien à la narguer en donnant des indices sur lui (Oui, l'Isac, cette rivière bretonne, a été appelée "la Lisac" - sans "z" - dans certains docs du 19e siècle...) ou encore à justifier ses crimes (son amie sublime, sa déesse - Irmgard - qui l'a trompé ? Lui, l'incompris ?), mais franchement je ne parviens pas à y croire.
Comme dit Carine dans son livre, difficile d'imaginer qu'au même endroit et à ma même période, deux hommes différents envoient des lettres et interpellent de façon abusive les mêmes petites filles.

Car enfin, cette lettre aurait pu finir à la corbeille comme les autres et son auteur ne pouvait être certain qu'elle serait portée à la connaissance des policiers. Si telle avait été son intention, il aurait été plus simple pour lui de s'adresser directement aux enquêteurs sans utiliser de circonvolutions, sans avoir à convoquer Diderot, ni composer de poème...
C'est bien pour cela que je ne pense pas que les lettres avaient pour but de balader les flics

Pour mieux comprendre l'auteur de ces lettres, on aimerait en lire d'autres où il parle plus librement, enfin sans recopier un texte d'auteur... C'est possible  ? Certaines autres ont-elles été retranscrites in-extenso dans le livre de Carine Hutsebaut ? J'ai lu sur le forum que l'une d'entre elles qui commence par "Je crois que je deviens mélancholique" et une autre par "Que deviens-tu ma Sophie, voilà si longtemps me semble t-il que je ne t'ai écris. Tu sais où tu peux me répondre .... enfin non peut-être pas. Il s'agit d'une boîte au lettres, telle qu'on peut les imaginer dans la résistance ....A la librairie L......  Tu descends l'escalier, tout de blanc maquillé, et tu mets ta réponse derrière un livre: Oblomov de Gontcharov, en folio je crois. C'est un merveilleux livre. J'ai pleuré..."
Ce serait intéressant d'en lire davantage, histoire de savoir si on a affaire à quelqu'un d'à peu près cohérent ou de complètement délirant...
Tout ce que nous savons des lettres se trouve dans le livre de Carine.


Et sinon, juste pour être sûr..., on est bien certain que les filles ne le connaissaient pas, qu'elles ne l'avaient jamais vu avant qu'il les aborde le 26 novembre 1987 ?
Oui.
Et c'est bien la mère de Sophie qui l'a identifié comme étant le G ?? Pourquoi alors n'a-t-on pas fait un PR d'après son témoignage puisqu'elle l'a eu un bon moment devant elle et qu'elle a pu l'observer de près ?
La mère de Sophie et les fillettes ont reconnu en ce faux policier l'homme du P.R dressé par Marianne N.

Désolé si mes questions peuvent vous paraître naïves ou peu pertinentes. J'essaie d'y voir plus clair et je compte sur vos lumières. Smile

Hello,
Je ramène mon grain de sel... Wink

Pour recopier du Diderot, il faut d’abord avoir l’idee, ensuite chercher le livre ou l’avoir déjà vu, ensuite recopier, poster.
Pour fournir le détail de l’escalier « tout de blanc maquillé » il faut être entré dans la librairie avant de recopier.
Pour penser au système de boîte au lettres, notamment en proposant de poster une réponse dans le livre de Gontcharov qui se trouve au sous-sol, il faut savoir que ce livre s’y trouve.
Donc être allé au sous-sol, au bas de l’escalier « tout de blanc maquillé ».
Pour trouver l’idée de la librairie dont le père de l’une des filles est le gérant, il faut avoir recueilli cette information au préalable.
Alors en effet, il y a plus simple pour un violeur comme approche de ses victimes...
Sur le texte et l’insertion du viol ;
Soit c’est en effet un « délire », auquel cas :
1/ ça fait beaucoup de taf pour une farce (façon de parler)
2/ il n’y a pas de réitération (si le but du jeu est de se faire plaisir)
Perso je plaide pour la thèse selon laquelle il a recopié le texte, et, celui ci étant en effet très fourni, soutenu, vers la fin de la lettre il « met le paquet » car tout ce qui précède ne lui semble pas assez explicite.
Que la démarche soit délirante ou relevant d’un plan calculé (j’en suis archi convaincu...mais il y a que les cons qui ne changent pas d’avis), l’insertion du viol est ce qu’il y a de plus boiteux, de plus détonnant dans cette lettre.
Donc, si délire, pourquoi ne pas le poursuivre??
J’en conclus que c’est un plan.

L’auteur des lettres : c’est évidemment le même qui a foiré son interpellation / contrôle d’identité....
Sauf hypothèse de la très mauvaise farce d’une personne de l’entourage des filles qui aurait eu écho des faits...
Auquel cas, le travail est démesuré en 1/, et en 2/ il n’y a aucune nécessité à supprimer la Marne et le village du texte original...
Donc...c’est le même personnage.

Hypothèse que ce soit le G :
Au regard de son parcours criminel, il n’y a pas de « délire » antérieurement, aucun fait ni probabilité de fait qu’il ait eu recours à un schéma peu ou prou de cette nature.
Il est même du genre plutôt « bourrin », comprenez qu’il ne fait pas dans la dentelle quand il décide de passer à l’acte (y compris en 94).
Avec Marianne (adn, donc on sait que c’est lui), il a changé de registre en devenant flic (vrai ou faux, c’est pas le débat) et met en avant ses connaissances pour se faire remettre ce qu’il convoite.
Il a de ce point de vue évolué.... finis les ascenseurs et opérer à visage découvert devant des dizaines de témoins potentiels, en somme.
C’est plus confortable en résumé, moins risqué, ça offre plus de garanties de réussite, et de ne pas se faire choper.
Vient la tentative chez les filles, qui avorte plutôt lamentablement.
À la suite de quoi il envoie ces lettres qui auront demandé ce travail de repérage, réflexion, recopie, etc.
S’il délirait ou avait cru la moindre seconde à cette invitation / prise de Rv avec une fillette, il aurait pu réitérer... ce qui ne fut pas le cas.

Je veux dire que si les lettres = le G,
Alors il faut ne pas perdre de vue que le mec n’est pas complètement débranché de la planète; cf son passif, notamment sa capacité lors des faits IMGP à se faire ouvrir la porte... qui va évoluer ver le flic avec Marianne.
Également tenir compte du fait que les enjeux son enormissimes pour lui car si identifié, c’est prison à vie à la clef.
Donc, selon moi, ces lettres dont celle de Diderot (à *Sophie*), sont la marque d’une urgence à faire croire qu’un psychopathe veut violer Marie et lui file Rv dans la librairie gérée par son propre père...
De ce point de vue, c’est du pur délire en effet...
Mais étant donné qu’il est l’auteur des lettres qui ont précédé la pseudo enquête, il ne fait que forcer le trait, enfoncer le clou...
Et ce, après s’etre fait griller par la psy qui a vu une carte barrée bleu blanc rouge et photo avec uniforme et cravate...
Donc, soit ce mec est suffisamment équipé pour faire de fausses cartes ou a accès à des cartes de cette nature... et alors que cette carte (ou sa qualité vraie ou fausse de flic) lui fait ouvrir des portes pour opérer;
A l’issue des faits relatifs aux filles, il préfère écrire des lettres pour filer Rv à ses victimes ratées???
J’y crois pas un millième de seconde.
Je crois que son plan a foiré et qu’il a « mis le paquet » car il a été identifié par la psy, du moins en était il convaincu...
Donc il a fait ce boulot dans les jours qui ont suivi, par urgence absolue.
Avant de disparaître des écrans radar pour un très long moment!

@+

Mesrine

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Re: les lettres à Marie et Sophie

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