les tueurs en série Français

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Re: les tueurs en série Français

Message par Cyclope le Sam 8 Sep - 18:49

Pardon pas "atypique" mais contestable. Tueur de masse / TES sont des étiquettes difficilement applicables dans certains cas. Pour moi les actes de JCR le mettent à mi-chemin entre les deux. Je ne crois pas qu'il ait été caractérisé comme un psychopathe. Pour moi c'est sa mythomanie,pas un plaisir de tuer, qui l'a amené au meurtre.
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Guy Georges

Message par Kassandra88 le Mar 25 Sep - 15:01

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Re: les tueurs en série Français

Message par weltgeist le Mar 25 Sep - 15:13


L'heure du crime consacrée à l'enfance des criminels :

https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/enfance-de-criminels-7794913483


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Re: les tueurs en série Français

Message par Cyclope le Sam 10 Nov - 18:22

Dans l'HdC du 02/11/2018, le cas de Michel Lambin, tueur en série français quasi-inconnu du grand public qui aurait tué au moins 10 personnes, parfois dans des conditions particulièrement barbares :

https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/la-double-vie-du-berger-tueur-7795414125

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/12/11/01016-20171211ARTFIG00231-le-recit-glacant-de-l-ex-compagne-du-tueur-presume-michel-lambin.php

Je l'ai ajouté à mon fichier (je ne le connaissais pas).

Dans l'avant propos de son livre sur Michel Fourniret, Stéphane Bourgoin dit, à propos des TES français :

Stéphane Bourgoin a écrit:"Depuis 1999, on dénombre 158 de ces assassins multirécidivistes identifiés, arrêtés, jugés ou mis en examen. Tous les ans en France, depuis ces deux dernières décennies, les tueurs en série sont responsables en moyenne de 8% des 950 à 1000 homicides répertoriés. Ce n'est pas rien." (L'Ogre des Ardennes, Grasset, 2018, p.11)


Pas de source. Ce chiffre me paraît gigantesque. Je n'ai identifié qu'une grosse cinquantaine de TES en France depuis les années 1970. Ca voudrait dire que la grande majorité des cas (peut-être des "petits" TES n'ayant tué "que" deux personnes) ne sont pas ou pratiquement pas médiatisés ???
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Francis Heaulme

Message par ruth le Lun 26 Nov - 20:43

Le procès en appel pour le double meurtre des enfants de Montigny-les-Metz se tiendra à la Cour
d'assises de Versailles du 4 au 21 décembre. (RTL)

ruth

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Francis Heaulme

Message par Kassandra88 le Dim 2 Déc - 16:55

ruth a écrit:Le procès en appel pour le double meurtre des enfants de Montigny-les-Metz se tiendra à la Cour
d'assises de Versailles du 4 au 21 décembre. (RTL)


Bonjour,

Le procès en appel démarre mardi:
http://www.lequotidien.lu/grande-region/francis-heaulme-rejuge-pour-le-double-meurtre-de-montigny-les-metz/


Les familles sont très divisées: la famille Beckrich n'est pas convaincue de la culpabilité de F.H.
Dommage que Henri L a bénéficié d'un non lieu.
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Re: les tueurs en série Français

Message par Kassandra88 le Dim 2 Déc - 19:31

[size=48]Portraits de tueuses en série[/size]

REPLAY - Une galerie de portraits de femmes tueuses en série en France et dans le monde.

Qui sont ces meurtrières ? Quelles sont leurs motivations ? Comment ont-elles été démasquées ? Comment ont-elles (parfois) expliqué leurs crimes ? Frédérique Volot tente de répondre à toutes ces questions dans son livre, "Tueuses en série"  qui met en avant la cruauté de ces femmes qui, souvent, n'avaient pas éveillé le moindre soupçon avant de passer à l'acte... 




https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/portraits-de-tueuses-en-serie-7795738560
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Francis Heaulme

Message par ruth le Mar 4 Déc - 9:46

* Direct du procès via Le Républicain Lorrain
* Ce soir, sur RTL, L'Heure du crime, à 20 heures.

ruth

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Francis Heaulme

Message par ruth le Mar 4 Déc - 10:04


Le Républicain Lorrain (4/12/2018)
"Je l'ai promis à mon Cyril" 
 Témoignage de Chantal Beining
[size=59]C’est une femme encore debout, quand tant d’autres seraient à terre, sans pouvoir se relever. Elles sont loin les images d’une maman emprisonnée dans son chagrin. Incapable de dire un mot. Chantal Beining a fini par prendre le destin du dossier du double meurtre de Montigny-lès-Metz en main. Avec force et courage. « Si ce n’était pas moi, qui d’autre l’aurait fait ? » Effacée hier, aujourd’hui combattante.[/size]
[size=59]Chantal Beining s’est imposée comme la figure des familles d’Alexandre Beckrich et Cyril Beining, 8 ans, massacrés à coups de pierres en septembre 1986. Si Francis Heaulme a été condamné à la perpétuité en 2017 par les assises de la Moselle, sa volonté tenace n’y est pas pour rien.[/size]
[size=59]Et maintenant, le procès en appel à Versailles. « Ce n’est pas pratique de faire ça là-haut. La justice s’était bien occupée de nous, familles des victimes, lors des procès de Patrick Dils à Reims et Lyon. Là, rien… » On lui demande même d’avancer les frais. Pour une femme qui vit avec pas grand-chose, cela manque de courtoisie. Parenthèses fermées.[/size]

[size=59]Cet énième procès est surtout l’occasion de retracer « tout le chemin parcouru. Pendant quinze ans, on nous a dit que c’était Patrick Dils. » Il lui a fallu entreprendre une sacrée gymnastique intellectuelle pour se mettre en tête que Francis Heaulme pouvait être le coupable.[/size]
[size=59]Une vision terrifiante pour cette mère que d’imaginer son fils de 8 ans aux mains du « Routard du crime », il y a 32 ans. Elle est l’une des rares, parmi les parties civiles, à discerner les éléments qui ont motivé sa condamnation. Après le procès de Metz, elle avait susurré, à son avocate, un « maintenant, je sais… » presque apaisé. Et apaisant. On se souvient des images de cette femme à la sortie du palais de justice, marchant de nuit jusqu’à sa ligne de bus. Reprenant le cours de sa vie, comme si de rien n’était.[/size]
[size=59]Dix-huit mois plus tard, les certitudes ont laissé, à nouveau, la place à quelques doutes. La croix à porter quand on tourne et retourne dans sa tête une affaire depuis trente-deux ans. [/size]
[size=59]Chantal Beining a encore des questions qui ne trouvent pas de réponse. « Je pense que tout n’a pas été dit à Metz. Des choses me turlupinent quand même. Je connais le dossier par cœur mais on ne parvient pas à répondre à certaines choses, notamment sur l’heure du crime. On dit que tout se serait joué en 15 minutes. Vraiment ? »[/size]
[size=59]Elle aimerait que Francis Heaulme « parle plus, cette fois. J’ai besoin de savoir comment cela s’est passé ». Elle sera là pour l’écouter, attentive. Pas tout le temps, à cause du poids de la maladie et de la fatigue. Mais elle sera là. Peut-être la seule représentante des familles des victimes. Une évidence pour cette battante. « J’ai promis à mon Cyril de me battre jusqu’au bout. »[/size]
Kevin GRETHEN


Dernière édition par ruth le Mar 4 Déc - 10:14, édité 1 fois

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Francis Heaulme

Message par ruth le Mar 4 Déc - 10:13

Le Parisien (4/12/2018)

Le Cauchemar sans fin

De Patrick Dils

[size=53]Acquitté au terme d’une incroyable série de rebonds judiciaires, Patrick Dils sera entendu comme témoin lors du procès de Francis Heaulme qui ouvre ce mardi.[/size]

[size=47]« Mais ce n’est pas possible, ça recommence… », avait soupiré Patrick Dils, la tête entre les mains. Entendu comme témoin en visioconférence lors du procès de Metz en 2017, l’ancien apprenti pâtissier avait subi, au grand dam d’un président débordé, une salve de questions mettant en doute son innocence - et de fait son acquittement pour le double meurtre de Montigny.[/size]
[size=47]La défense de Francis Heaulme, secondée par certains avocats de la famille Beckrich, était notamment revenue sur « les aveux détaillés » - et rétractés — passés à l’époque par ce garçon de 16 ans. « Jamais je n’aurais imaginé être entendu en tant qu’accusé », avait-il confié au Parisien quelques mois plus tard, en qualifiant la stratégie de la défense de « malsaine. »[/size]
[size=47]Salir l’un pour sauver l’autre, afin que le doute qui avait profité à l’un (Dils) profite à l’autre (Heaulme) : cette ligne de défense, alors clairement assumée par le trio des avocats de Francis Heaulme (NDLR : ils seront de nouveau trois, Mes Liliane Glock, Alexandre Bouthier et Gil Madec), le demeure, à la veille du procès en appel. « Patrick Dils avait été interrogé, pas malmené. En fait, ce vrai témoin ne veut-il pas de questions ? », glisse Me Liliane Glock, dont on comprend qu’elle en fourbit déjà la liste…[/size]
[size=47]Patrick Dils, qui vit désormais dans la région de Bordeaux (Gironde) avec sa famille, sera de nouveau entendu par la cour d’assises des Yvelines en visioconférence le 10 décembre prochain.[/size]

ruth

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Re: les tueurs en série Français

Message par Kassandra88 le Mar 4 Déc - 10:30

ruth a écrit:

Le Parisien (4/12/2018)





Le Cauchemar sans fin





De Patrick Dils

Acquitté au terme d’une incroyable série de rebonds judiciaires, Patrick Dils sera entendu comme témoin lors du procès de Francis Heaulme qui ouvre ce mardi.





« Mais ce n’est pas possible, ça recommence… », avait soupiré Patrick Dils, la tête entre les mains. Entendu comme témoin en visioconférence lors du procès de Metz en 2017, l’ancien apprenti pâtissier avait subi, au grand dam d’un président débordé, une salve de questions mettant en doute son innocence - et de fait son acquittement pour le double meurtre de Montigny.
La défense de Francis Heaulme, secondée par certains avocats de la famille Beckrich, était notamment revenue sur « les aveux détaillés » - et rétractés — passés à l’époque par ce garçon de 16 ans. « Jamais je n’aurais imaginé être entendu en tant qu’accusé », avait-il confié au Parisien quelques mois plus tard, en qualifiant la stratégie de la défense de « malsaine. »
Salir l’un pour sauver l’autre, afin que le doute qui avait profité à l’un (Dils) profite à l’autre (Heaulme) : cette ligne de défense, alors clairement assumée par le trio des avocats de Francis Heaulme (NDLR : ils seront de nouveau trois, Mes Liliane Glock, Alexandre Bouthier et Gil Madec), le demeure, à la veille du procès en appel. « Patrick Dils avait été interrogé, pas malmené. En fait, ce vrai témoin ne veut-il pas de questions ? », glisse Me Liliane Glock, dont on comprend qu’elle en fourbit déjà la liste…
Patrick Dils, qui vit désormais dans la région de Bordeaux (Gironde) avec sa famille, sera de nouveau entendu par la cour d’assises des Yvelines en visioconférence le 10 décembre prochain.


Ce qui s'est passé lors du procès de 1ere instance a été odieux, une véritable remise en cause de son innocence, une volonté manifeste de le déstabiliser.
J'espère qu'on ne va pas rejouer la même scène.
Qu'il sache qu'il a tout mon soutien.


Maintenant, cela doit être compliqué pour une famille de réaliser qu'une personne qu'on a haï pendant des années était en fait un innocent. La famille Beck.. n'a toujours pas intégré cela.
Je me méfie également de Lil. G prête à tout pour gagner le challenge. Pour rappel, c'est elle qui défendait Jacques Maire.
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Francis Heaulme

Message par ruth le Mar 4 Déc - 10:44

@Kassandra
Effectivement, cette avocate est redoutable, tous les coupables devraient la choisir.; elle avait d'ailleurs réussi à évincer l'avocat historique de Heaulme, au terme de ce qui ressemblait à une manoeuvre peu confraternelle...
Finalement, Guirana n'est pas là, c'est déjà ca.
3 avocats : comme en première instance, L.G et
F. Bouthier plus Gil Madec (un avocar versaillais).
Autre différence, les parents Beck.,absents aujourd'hui, n'ont plus qu'un seul avocat. A Metz, Me Moser avait finalement plaidé pour la culoabilité de Heaulme contre l'avis de sa clente, la mère, se disant convaincu par les débats.

D'ailleurs, l'avocate débute le procès avec la même demande d'acquittement immédiat qu'â Metz, le procès serait inéquitable, indiquant que ses arguments lui permettront d'aller le cas échéant en Cassation...
C'est bien parti pour être Metz, Le Retour.
Bon courage à P. Dils.
Espérons que le Président arrive un peu plus à faire respecter son acquittement.

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Francis Heaulme

Message par ruth le Mar 4 Déc - 13:27

Une Vie de Taulard 
4/12/2018
[size=60]ENQUETE FRANCEINFO. COURRIERS QUOTIDIENS, BONBONS HARIBO ET TENTATIVES DE SUICIDE : LA VIE DE FRANCIS HEAULME EN PRISON[/size]

[size=90]Un sixième procès, trente-deux ans après les faits. Francis Heaulme, le tueur en série de 59 ans, est de nouveau jugé, à partir du mardi 4 décembre à Versailles (Yvelines), pour le meurtre de deux enfants, en 1986, à Montigny-lès-Metz (Moselle). En première instance, au printemps 2017, il a été reconnu coupable et condamnéà la réclusion criminelle à perpétuité. L'affaire de Montigny est la dernière dans laquelle Francis Heaulme est encore poursuivi. Après ce procès, à moins d'un nouveau rebondissement, le criminel quittera à jamais la lumière.
L'affaire de Montigny
Le 28 septembre 1986, les corps de Cyril Beining et Alexandre Beckrich, 8 ans, sont découverts à Montigny-lès-Metz (Moselle), le crâne fracassé à coups de pierres, sur un talus longeant une voie ferrée. Un adolescent de 16 ans, Patrick Dils, avoue en 1987 le double meurtre, avant de se rétracter quelques mois plus tard. Il est condamné à la réclusion à perpétuité le 27 janvier 1989 par la cour d'assises des mineurs de la Moselle. En 1998, son avocat présente une requête en révision après avoir appris que le tueur en série Francis Heaulme demeurait à l'époque à proximité des lieux du crime.
A l'issue d'une procédure de révision et d'un nouveau procès devant les assises des mineurs de la Marne, Patrick Dils est condamné à 25 ans de réclusion criminelle le 29 juin 2001. Rejugé en appel par la cour d'assises des mineurs du Rhône, il est finalement acquitté le 24 avril 2002 et libéré le même jour, après 15 ans de prison. Francis Heaulme comparaît au printemps 2014 devant la cour d'assises de la Moselle, pour le quatrième procès dans cette affaire. Mais l'audience s'arrête au bout de deux jours, car des témoignages de dernière minute mettent en cause un autre homme, Henri Leclaire. Cet ancien manutentionnaire, âgé de 37 ans à l'époque des meurtres, avait été le premier à faire des aveux en 1986, avant de se rétracter. À l'issue d'une nouvelle instruction, il bénéficie d'un non-lieu, qui devient définitif en janvier 2017.

A l'issue d'un nouveau procès à Metz, Francis Heaulme est condamné à perpétuité le 18 mai 2017 pour le meurtre des deux enfants, qu'il a toujours nié même s'il a reconnu sa présence près des lieux du crime. Son procès en appel – le sixième qu'aura connu cette affaire – s'ouvre mardi à Versailles et doit durer jusqu'au 21 décembre.
Près de la moitié de sa vie en prison
Arrêté le 7 janvier 1992, Francis Heaulme a passé plus d'un quart de siècle derrière les barreaux. Le "routard du crime" a été condamné définitivement pour les meurtres de cinq femmes, de trois mineurs et d'un vieil homme. Ces faits, commis entre 1984 et 1992, lui ont valu deux peines de réclusion criminelle à perpétuité, trois peines de 30 ans de prison, une peine de 20 ans de prison et une peine de 15 ans de prison.

L'enfant de Briey (Meurthe-et-Moselle) a déjà passé près de la moitié de son existence enfermé dans une cellule de quelques mètres carrés. A ses vagabondages sanglants a succédé une vie sédentaire dans une prison d'Alsace. L'amateur de vélo et de grands espaces est devenu un vieillard promis à l'ombre éternelle.
[/size]

[size=60]"UN PROFIL ASSEZ ADAPTÉ À L'EMPRISONNEMENT"[/size]



[size=90]Francis Heaulme l'assure avec une étonnante légèreté : il se "sent bien" à la maison centrale d'Ensisheim (Haut-Rhin). Le tueur en série est incarcéré, depuis 2006, dans la prison bâtie en plein cœur de cette petite commune située entre Mulhouse et Colmar, non loin de la frontière allemande. De la fenêtre de sa cellule individuelle, au troisième étage, il peut voir le massif des Vosges, ce qui l'enchante.
En détention, Francis Heaulme bénéficie d'un encadrement qui lui évite de "voir rouge", selon l'expression employée par le meurtrier pour désigner ses crises passées. Sous traitement médical et privé d'alcool, il n'est plus agressif. "Francis Heaulme a un profil assez adapté à l'emprisonnement, avance son avocate, Liliane Glock. Le fait qu'il y ait des règles ne le dérange pas. Il ne se plaint jamais d'être en prison."
La juriste se souvient plus précisément d'un passage de son client à l'ancienne maison d'arrêt de Nancy, il y a une vingtaine d'années, alors qu'il était placé dans un dortoir avec cinq autres détenus. "Il aimait bien car c'était organisé, raconte-t-elle. Chacun leur tour, ils se levaient à 6 heures pour laver le vieux parquet de la chambre à la Javel. C'était la caserne leur dortoir, il aimait cette discipline."
[/size]

[size=60]"C'EST PAS UNE BALANCE"[/size]



[size=90]AEnsisheim, comme dans toutes les centrales, la plupart des détenus ont été condamnés pour des faits de meurtre ou de viol, avec des peines presque toutes supérieures à 20 ans de prison. Loin de l'agitation des maisons d'arrêt, ici, "l'ambiance est apaisée", affirme un surveillant. Une majorité de prisonniers a plus de 40 ans et les plus jeunes doivent faire avec les "envies de calme des anciens", parmi lesquels Michel Fourniret, le "monstre des Ardennes" (75 ans), Guy Georges, le "tueur de l'est parisien" (55 ans) et Francis Heaulme, qui approche de la soixantaine.[/size]
[size=56]Michel Fourniret, Guy Georges ou Francis Heaulme ne sont pas du genre à foutre le bordel en détention.
Un surveillant d'Ensisheim
[/size]
Ce cadre de vie correspond à Francis Heaulme, qui, d'après son avocate, "ne veut pas être embêté" et "n'aime pas être entouré de jeunes qui portent les casquettes à l'envers". Dans sa centrale, le prisonnier aux cheveux blancs et aux lèvres fines communique avec peu de ses congénères, "surtout deux ou trois", dont son voisin de cellule, selon un surveillant.
Lors de son dernier procès, en mai 2017, d'anciens codétenus ont décrit le tueur comme un homme "généreux", qui "servait le café" et ouvrait "un paquet de bonbons Haribo" quand il recevait dans sa cellule. L'un d'eux, qui l'a notamment croisé à Metz (Moselle) en 2006, a salué son respect des "codes de la prison""C’est pas une balance, il savait que j’avais un téléphone portable, il n'a jamais rien dit", a-t-il souligné.

[size=60]"JE SERAI TOUJOURS LÀ POUR TOI, FRANCIS'[/size]



[size=90]Aquoi les journées en prison de Francis Heaulme ressemblent-elles ? En vue de son procès en première instance, il y a moins d'un an, l'accusé du dossier de Montigny-lès-Metz a décrit son quotidien à Serge Papuga, un médiateur mandaté par la justice. Voici une journée type telle qu'il la lui a présentée :
- 6 h : réveil
- 7 h : ouverture du courrier
- 7h30 : douche et rangement de la cellule
- 8h30 : promenade
- 9 h : télévision
- Midi : déjeuner
- 13 h : discussion en cellule avec un autre détenu
- 16h15 : passage au quartier socioculturel
- 17h30 : télévision
- 19 h : dîner
- 20 h : écriture
- 22 h : coucher
"De septembre 2006 à 2010, Francis Heaulme a travaillé dans les ateliers", a précisé le médiateur. Des tâches simples et répétitives lui étaient confiées, tout comme lors de son passage à la maison d'arrêt de Metz au début des années 2000, quand il remplissait des boîtes d'agrafes pour quelques dizaines d'euros par mois, selon L'Humanité. Désormais, le quinquagénaire perçoit une allocation aux adultes handicapés d'un montant de 243,27 euros.
"Il a une vie très simple", résume un surveillant. Même si le détenu le voulait, il lui serait compliqué de s'adonner à la pratique du cyclisme, qu'il aime tant. "On a juste de petits bicross dans la cour de promenade, explique le surveillant, amusé. Le voir dessus, avec sa grande taille, vaudrait une belle photo !"
Les moments les plus chers au cœur du tueur sont les parloirs avec sa petite sœur, Christine. De sept ans sa cadette, cette femme de chambre divorcée vient parfois lui rendre visite avec deux de ses quatre enfants, des adolescents qui n'ont jamais connu leur oncle libre. Pour Noël, elle lui a apporté un colis composé de bonbons, de chocolats, de saumon et de crevettes. "Je serai toujours là pour toi, Francis", lui a-t-elle lancé, les yeux dans les yeux, lors du dernier procès.
Enfant, Christine Heaulme a vécu le même enfer que son frère, constatant les ravages de l'alcool sur ses parents et subissant les violences de son père. Elle a les mêmes traits que Francis et garde en elle une forme de culpabilité de l'avoir quitté, à 18 ans, pour rejoindre un homme rencontré lors d'un bal. "C’est devenu un vagabond, dit-elle de son aîné. Si je ne l’avais pas abandonné, il serait toujours avec moi."[/size]


[size=60]LETTRES À UN TUEUR[/size]



[size=90]Outre sa mère – une "sainte"dont il porte toujours le "deuil" – et sa sœur adorée, une troisième figure féminine occupe les pensées du prisonnier. Selon le médiateur qui l'a rencontré, Francis Heaulme entretient une correspondance "intense" avec une Parisienne de 23 ans, qui vit toujours chez ses parents. Il lui écrirait jusqu'à dix pages par jour, sans jamais aborder ses affaires criminelles, et serait "très en attente de ses courriers".
Durant son quart de siècle passé derrière les barreaux, le Lorrain a souvent fait l'objet d'attentions féminines. "Certaines lui envoyaient de l'argent ou des vêtements, d'autres lui disaient qu'elles l'hébergeraient à sa sortie", rapporte Jean-François Abgrall, l'ancien gendarme qui a mis fin au périple meurtrier de Francis Heaulme à travers la France.[/size]
[size=56]Un jour, lors d'un interrogatoire en maison d'arrêt, il m'a demandé de faire une enquête pour lui. Une femme avait retenu son attention et il voulait en savoir plus sur elle. Je n'ai pas donné suite.
Jean-François Abgrall, à franceinfo
[/size]
Les écrits de Francis Heaulme ont parfois traversé les frontières. Il a correspondu avec une tante expatriée aux Etats-Unis et même avec l'un des serial killers les plus dangereux de l'histoire des Etats-Unis, Patrick Kearney. Cet ingénieur surdoué a été condamné, à la fin des années 1970, à 21 peines de prison à vie pour des meurtres souvent suivis d'actes de nécrophilie. "Leur correspondance a duré quelque temps, mais je crois qu'ils n'avaient pas grand-chose à se dire", relate l'avocate du Français.
David Brocourt a, lui aussi, eu des échanges épistolaires avec Francis Heaulme, durant trois mois, en 2010. "Rapidement, je me suis retrouvé inondé de lettres, jusqu’à trois par semaine, raconte cet artiste fasciné par les tueurs en série. Si j’avais le malheur de ne pas répondre rapidement à toutes ses lettres, pour la plupart assez rébarbatives, il m’envoyait de courtes missives inquiètes pour connaître la raison de mon silence et pour me relancer." Il a notamment reçu une photo de Yannick Noah dédicacée par le meurtrier, après un concert du chanteur dans la centrale.

De cette correspondance, David Brocourt garde le souvenir des "grosses lacunes en orthographe" du criminel, "de son écriture maladroite" et de "ses limites intellectuelles évidentes". Le plasticien dresse le portrait d'un "menteur pathologique" qui n'exprimait "à aucun moment de la compassion pour ses victimes""Sa sœur revenait sans cesse dans ses lettres", souligne-t-il, avec "l'angoisse profonde" qu'elle coupe les ponts en cas de condamnation dans l'affaire de Montigny-lès-Metz.

[size=60]"PLUSIEURS TENTATIVES DE SUICIDE"[/size]



[size=90]En plus des parloirs et des courriers, Francis Heaulme peut compter sur les cabines téléphoniques de la prison pour garder un contact avec l'extérieur. "Il me téléphone très souvent, généralement le dimanche, pour quelques minutes, confie Liliane Glock. Il n'y a pas grand monde qu'il puisse appeler. Je crois que, dans son paysage psychique, il me place parmi les personnes de son entourage."[/size]
[size=56]Francis Heaulme a des possibilités de réflexion limitées et vit au niveau de son petit monde. Il me donne surtout de ses nouvelles, sur un ton neutre, mécanique.
Liliane Glock, à franceinfo
[/size]
En Alsace, même s'il s'y dit heureux, le détenu Heaulme connaît "des hauts et des bas", selon son avocate. "Il y a des moments où il plonge, sans qu'on sache vraiment pourquoi", décrit-elle. Lors du procès de 2017, le médiateur qui l'avait rencontré a mentionné "plusieurs tentatives de suicide" depuis l'arrivée du tueur en série à Ensisheim, avec huit procédures de surveillance spéciale à la clé. "La dernière date de mars 2017, a-t-il précisé. Il était stressé par sa comparution devant les assises de la Moselle."
Son avocate dit n'avoir pas connaissance de ces tentatives mais évoque "plusieurs hospitalisations" de son client ces dernières années. En 2001, "il avait été victime d'une phlébite avant un procès, rappelle-t-elle. Un expert avait affirmé que son pronostic vital était engagé." Depuis, le criminel a subi au moins deux infarctus. Ce gros fumeur souffre aussi de "problèmes de poumons", selon Liliane Glock.
Si Francis Heaulme a toujours été reconnu responsable pénalement, son état de santé a souvent été présenté comme pouvant expliquer, en partie, son parcours criminel. Atteint du syndrome de Klinefelter, une anomalie génétique causée par un chromosome féminin en trop, il souffre d'une atrophie testiculaire et d'une forme d'impuissance sexuelle. "Il a toujours eu honte de ça et s'est senti demi-homme presque toute sa vie", rapporte David Brocourt à partir de sa correspondance avec le tueur. Le psychiatre Jean-Michel Masson, qui a détecté son syndrome en 1993, a qualifié d'"orgasmes pervers" les crimes commis par le "psychopathe". Il a décrit "un homme physiologiquement très femme", incapable de "surpasser cette problématique" du fait de "son intelligence médiocre".


[size=60]"LE TEMPS GLISSE SUR LUI[/size]



[size=90]Et après ? Que changerait pour Francis Heaulme une condamnation en appel dans l'affaire de Montigny-lès-Metz ? "Dans tous les cas, il restera un détenu condamné à perpétuité", concède son avocate. Si une remise en liberté pour raisons de santé est envisageable en toute fin de vie, elle ne se fait guère d'illusions sur les chances de libération conditionnelle de son client d'ici là.[/size]
[size=56]Pour pouvoir mettre le nez dehors, il lui faudrait se soumettre à une expertise psychiatrique afin d'évaluer sa dangerosité. Il n'a aucune chance de franchir cette étape.
Liliane Glock, à franceinfo
[/size]
En 2013, dans un bref entretien à 20 Minutes, Francis Heaulme n'excluait pas d'être libéré. "Je pense que j'irai vivre chez ma sœur si je sors un jour", envisageait-il, assurant qu'il se ferait alors "tout petit". L'an dernier, lors de son procès, il s'est montré plus pessimiste, disant qu'il finirait ses jours derrière les barreaux. "Avec moi, il n'évoque jamais la question de la sortie, mais il semble avoir du mal à digérer la notion de condamnation à perpétuité, comme s'il ne la comprenait pas", explique son avocate.
Ce rapport au temps n'étonne pas Jean-François Abgrall : "Au début de son incarcération, je lui ai demandé ce que l'idée de vieillir en prison lui faisait. Il m'a répondu : 'Rien, j'attends.' Il n'a pas de notion du temps. Le temps glisse sur lui."
Il y a quelques années, le tueur en série a évoqué avec lui un projet d'évasion déjoué à Ensisheim. "Il a qualifié de 'fous' les deux détenus qui voulaient se faire la belle, car il s'estimait bien loti en centrale", rapporte l'ancien gendarme devenu détective. "De toute façon, Francis Heaulme n'a pas de place dans notre société individualiste, estime son avocate. Il appartient à un monde rural et a besoin de la surveillance d'un village. Il s'est trompé d'époque."
En prison, Francis Heaulme a retrouvé une forme de protection qui lui avait manqué à la mort de sa mère, survenue quand il avait 25 ans. Sa sœur était alors partie vivre avec son mari et son père avait rejoint une autre femme. Son errance criminelle était partie de là, le menant finalement en détention. A l'heure, sans doute, de tourner la page de ses procès, une question reste en suspens : combien de meurtres non élucidés Francis Heaulme emportera-t-il dans sa tombe ?


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Re: les tueurs en série Français

Message par Kassandra88 le Mar 4 Déc - 14:40

@Ruth: Outre sa mère – une "sainte"dont il porte toujours le "deuil" – et sa sœur adorée, une troisième figure féminine occupe les pensées du prisonnier. Selon le médiateur qui l'a rencontré, Francis Heaulme entretient une correspondance "intense" avec une Parisienne de 23 ans, qui vit toujours chez ses parents.

Tous ces TES ont leur fan club.
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Message par ruth le Mar 4 Déc - 14:49

Kassandra88 a écrit:@Ruth: Outre sa mère – une "sainte"dont il porte toujours le "deuil" – et sa sœur adorée, une troisième figure féminine occupe les pensées du prisonnier. Selon le médiateur qui l'a rencontré, Francis Heaulme entretient une correspondance "intense" avec une Parisienne de 23 ans, qui vit toujours chez ses parents.

Tous ces TES ont leur fan club.
Oui, même lui qui, outre l'horreur de ses crimes, ne brille vraiment ni par son physique, ni par son intellect.
Je me demande s'il y a déjâ des nanas assez paumées qui écrivent à N. Lelandais, voire lui envoient des mandats ou lui rendent visite. scratch
Peut-être bien que oui...

Me Glock a indiqué à certains journalistes que la ligne de défense de son client serait..."Montigny, c'est pas moi." Basketball

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Re: les tueurs en série Français

Message par Kassandra88 le Mar 4 Déc - 14:55

ruth a écrit:
Me Glock a indiqué à certains journalistes que la ligne de défense de son client serait..."Montigny, c'est pas moi." Basketball
"B. Mon Bô frère, il est innocent"
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Message par ruth le Mar 4 Déc - 15:21

Kassandra88 a écrit:
ruth a écrit:
Me Glock a indiqué à certains journalistes que la ligne de défense de son client serait..."Montigny, c'est pas moi." Basketball
"B. Mon Bô frère, il est innocent"
lol!  Exemples typiques de dénégations.
Dans le premier cas, il faut ôter la négation de la phrase et l'ajouter dans le second.
Pas si compliqué, finalement...Smile
D'ailleurs, son avocate avait précisé :
"Il n'admet pas que l'on dise que c'est lui pour les enfants de Montigny."
Tout est là.

Edit : 1ère déclaration d'Heaulme et "au moins trois"
Montigny, c'est pas moi.
(S. Legrand TW)


Dernière édition par ruth le Mar 4 Déc - 17:47, édité 2 fois

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Message par ruth le Mar 4 Déc - 15:42

Le Figaro : Itinéraire d'un Tueur
Publié le 04/12/2018 à 08:00, mis à jour le 04/12/2018 à 11:37
Francis Heaulme, le tueur itinérant
PORTRAIT - Tueur en série atypique, Francis Heaulme a semé la mort au gré de ses pérégrinations sur les routes de France. Il a été reconnu coupable de neuf meurtres. Tous d'une extrême brutalité.

Par Caroline Piquet et Julien Licourt

Dresser le portrait de Francis Heaulme, c'est entreprendre un macabre décompte. Celui de ses meurtres, neuf à ce jour. De ses procès aux assises, bientôt onze. Mais aussi de ses condamnations: «le routard du crime» a pris deux fois perpétuité et cumule, pour d'autres affaires, 125 années de prison, dont 53 de sûreté. Incarcéré depuis 26 ans, il terminera très probablement sa vie au fond de sa cellule. Avant d'être arrêté, l'existence de Francis Heaulme a été sordide et marginale, celle d'un grand escogriffe paumé sur lequel l'existence s'est acharnée avant qu'il ne s'acharne à son tour sur celle des autres.
« Son père lui mettait des raclées avec un nerf de bœuf »

Francis Heaulme a grandi dans «la misère morale et économique», au sein d'une famille imbibée d'alcool. Quand son père Marcel cognait sa femme, Jeanne, le futur tueur tentait de les séparer. «Sa mère est la seule à l'avoir aimé», raconte aujourd'hui un avocat au dossier de l'affaire de Montigny-lès-Metz. «Son père lui mettait des raclées avec un nerf de bœuf quand il était petit et l'enfermait dans la cave en le privant de nourriture. C'est sa mère qui venait le libérer en douce et qui lui donnait à manger.» Pour cet avocat, Heaulme a toujours eu du mal à avouer ses crimes car les reconnaître revenait à désobéir à cette mère toute sacrée qui lui avait appris à distinguer le bien du mal.

[size=61]Vélo et alcool[/size]

Avec son allure un peu asexuée et son faible QI, son père, qui le traitait de «guignol», ne l'a jamais considéré comme un Heaulme, un vrai. Plus tard, les médecins lui diagnostiqueront un syndrome de Klinefelter, qui se traduit par la présence d'un chromosome féminin supplémentaire. Ses testicules sont atrophiés et ses glandes mammaires plus développées. Selon des experts, cette anomalie génétique ne serait pas à l'origine de sa dérive criminelle mais aurait contribué à lui façonner une personnalité confuse. De sa triste enfance, reste aujourd'hui sa petite sœur Christine, qui continue de lui rendre visite en prison et pour laquelle il garde une profonde affection.

Francis Heaulme en 1999, lors du procès sur le meurtre de Jean Rémy, tué en 1992 à Boulogne-sur-Mer. Pascal Rossignol/REUTERS
La seule passion qu'on connaisse au jeune Francis Heaulme, c'est le vélo. L'adolescent fait partie d'un club local dont il arbore tout le temps le maillot de lycra. Il est fier de son Mercier rose, le même que Poulidor. Quand il ne s'évade pas en roulant, Francis Heaulme trouve une échappatoire dans le travers familial: l'alcool. Il commence à boire de grandes quantités de bière dès l'âge de 16 ans. Ses beuveries l'entraînent à commettre des violences contre lui-même: il s'automutile et fera, plus tard, plusieurs tentatives de suicide.


[size=61]Tour de France[/size]

La mort de sa mère, le 16 octobre 1984, sera une déflagration pour le Mosellan de 25 ans. Le jour de l'enterrement, il se jette désespérément sur son cercueil. Trois semaines plus tard, le jeune homme endeuillé débute son itinéraire mortifère. Sa première victime, croisée à Montauville, s'appelle Lyonnelle Gineste, 17 ans. Cette apprentie boulangère est enlevée avec l'aide d'un complice, Joseph Molins, rencontré peu de temps auparavant. La jeune femme est violée avant d'être étranglée et égorgée. L'année suivante, ce qui lui restait de famille explose. Son père refait sa vie, sa sœur se met en couple. Sans emploi et sans logement, il s'installe chez sa grand-mère, à Veaux, tout près de Montigny-lès-Metz, où deux enfants de 8 ans seront massacrés en septembre 1986. C'est pour ce double infanticide qu'il comparaît en appel devant la cour d'assises de Versailles à partir de ce mardi.

Heaulme a enchaîné les procès, où il se laisse en général photographier. On le voit ici en 2001, alors qu'il est jugé pour le meurtre d'Annick Maurice, commis en 1986. Vincent Kessler/X00403
Commence ensuite une vie d'errance. Le «routard» entame un tour de France, trace sa route, à pied, en autostop ou par le train, sans itinéraire précis. Son seul objectif: sillonner le pays dans le sens des aiguilles d'une montre. Heaulme enchaîne les hospitalisations et les foyers Emmaüs, le tout à travers 37 départements. Une fuite comme une réponse au malaise interne qui le ronge. L'espérance qu'une vie au jour le jour fera disparaître les contraintes et les soucis. Souvent ivre, il tue au hasard de ses voyages et de ses pulsions. À Charleville-Mézières, en 1988, puis l'année suivante, à Port-Grimaud, tout au sud de l'Hexagone. Un mois plus tard, le marginal poignarde sauvagement une aide-soignante de 49 ans sur une plage de Bretagne.


[size=61]Les «affaires en cours»[/size]

«Le routard» commet son dernier meurtre à Boulogne-sur-Mer, le 5 janvier 1992. Son parcours criminel prend fin deux jours plus tard à Bischwiller, dans le Bas-Rhin, grâce au témoignage d'un de ses compagnons de fortune. Il est arrêté par les gendarmes de la section de recherche de Rennes qui enquêtaient sur le meurtre de l'aide-soignante commis en Bretagne. Face au gendarme Jean-François Abgrall, «l'arpenteur de l'Hexagone» avoue ce meurtre et s'accuse, au passage, de deux autres crimes, des «pépins», comme il les appelle.

Jean-François Abgrall, enquêteur qui a arrêté le tueur a écrit:« Heaulme a l'habitude de transposer en permanence les faits, en mêlant des éléments d'une affaire dans une autre »
Recueillir les aveux de Francis Heaulme n'est pas chose simple car il ne parle jamais directement de ses crimes, qu'il décrit souvent à la troisième personne. «À chaque fois, il est spectateur. Il explique ne pas avoir de chance car là où il passe, il y a un meurtre. Et c'est seulement au bout de ses déclarations qu'il finit par “entrer en scène”», raconte à France Info l'enquêteur, qui lui a consacré le livre Dans la tête du tueur . Il faut aussi décrypter son récit et comprendre le sens de ses expressions. Par exemple, ses «affaires en cours» sont en réalité des crimes non élucidés. Difficulté supplémentaire: «Heaulme a l'habitude de transposer en permanence les faits, en mêlant des éléments d'une affaire dans une autre», rapporte le maréchal des logis Abgrall. À l'enquêteur d'assembler les pièces du puzzle pour reconstituer son tableau criminel.

[size=61]Tueur en série ou tueur multirécidiviste ?[/size]

Contrairement à certains tueurs en série, Heaulme n'a pas un mode opératoire qu'il respecterait à la règle. Il tue sans préméditation, avec l'arme qui lui tombe sous la main. Ses victimes sont des hommes comme des femmes, des enfants comme des adultes. Le tueur ne peut abuser sexuellement ses victimes: il a recours pour cela à un complice qui lui permet de jouir «par personne interposée». Mais, selon des experts, il se retrouve alors frustré par son impuissance sexuelle. «Cette dévalorisation vexante ne peut alors être inversée qu'en prenant une part active à l'acte violent et meurtrier», écrivaient des médecins dans un rapport rendu quelques années après son arrestation.

À Montigny-lès-Metz, en 2006, lors de la reconstitution du double infanticide, commis en 1986. C'est pour ces deux meurtres que Francis Heaulme est jugé en appel à partir de mardi à Versailles. En première instance, il avait été condamné à la perpétuité. OLIVIER MORIN/AFP
Il existe toutefois des similitudes entre ses crimes: ses victimes sont souvent déshabillées et ses meurtres d'une extrême violence. En avril 1989, il étrangle Joris, 9 ans, et le tue de 83 coups de tournevis parce que, ne parlant pas un mot de français, le petit Belge flamand n'avait pas répondu aux questions du tueur. Ainsi, Heaulme passe à l'acte pour peu de choses: parce qu'il ne supporte pas les cris de sa victime ou parce qu'il estime que sa tenue est trop provocatrice. Heaulme, tueur en série? Pas vraiment. Malgré les nombreux meurtres commis, il serait plutôt un criminel multirécidiviste, selon les experts qui l'ont examiné.
Un avocat qui a croisé le tueur peu après son arrestation a écrit:« Il était là, grand, long comme une tige. Face à lui, vous vous sentiez mal à l'aise, même quand il était menotté. »
Francis Heaulme a aujourd'hui 59 ans. Il en paraît 20 de plus. Quand on lui parle, la conversation est souvent décousue, son élocution ralentie, ses propos ambivalents et contradictoires. Il faut s'adresser à lui doucement pour ne pas le braquer. «Il est nécessaire de le contourner pour le faire parler», conseille un avocat qui se souvient d'une audience où le président l'avait interrogé un peu trop frontalement. Francis Heaulme s'était refermé comme une huître. Il ne restait alors que ce regard fixe. «Froid et glaçant», ajoute cet autre avocat qui l'a croisé, peu après son arrestation, dans les couloirs de la cité judiciaire de Nancy. «Il était là, grand, long comme une tige. Face à lui, vous vous sentiez mal à l'aise, même quand il était menotté. On sentait un être maléfique avec une force mal contenue qui pouvait exploser à n'importe quel moment. Maintenant, il fait moins peur: Il a vieilli, il est plus somnolent.» Les 26 années passées derrière les barreaux l'ont abîmé. «Il a trouvé son quotidien en détention», explique l'un de ses conseils, Me Alexandre Bouthier. «Le prochain procès va perturber ses habitudes, suppose l'avocat, même si condamné ou acquitté, cela ne changera pas sa situation.» Le routard s'est fait une routine, à tout jamais à l'ombre.

A noter que la mère très idéalisée décrite par F. Heaulme est elle aussi alcoolique, démissionnaire et dépassée et qu'il est souvent confié à sa grand-mère (elle aussi alcoolique) et à l'adolescence à un IME. 
On y constate sa misère matérielle et affective, les négligences extrême et la solitude  de F. Heaulme, qui peut se nourrir avec des boîtes pour chat ou ne rien voir faute de lunettes.
C'est une enfance des plus abominables.
Sa mère décède d'ailleurs le 16 octobre 84, une date décidément maudite. Il y a certainement aussi une haine inconsciente puissante à son égard.
Il entamera très peu de temps après son parcours criminel. Pri

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Message par ruth le Mar 4 Déc - 20:00

MAINTENANT, SUR RTL.
L' HEURE DU CRIME,
SUR LE PROCÈS EN APPEL.

(En replay, demain)

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Message par Kassandra88 le Mer 5 Déc - 13:19

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Message par Kassandra88 le Mer 5 Déc - 13:34




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Message par ruth le Mer 5 Déc - 14:00


Bah, cette soeur, touchante par erreur, rejoint la longue liste des proches qui mettent les crimes à distance pour pouvoir rester en contact avec le criminel.
Ici, elle refuse carrément d'évoquer les autres meurtres.
A Metz, elle avait avancé sans sourciller que c'était la malheureuse Sylvie Rossi, qui avait pris en stop son frère pour finir sauvagement battue à coups de pieds dans un petit chemin, qui "avait fait des attouchements à Francis".
Au procès, il avait fini par admettre que "peut-être", il avait vu rouge parce qu'elle ne voulait pas faire un détour pour le déposer à Metz.


Dernière édition par ruth le Jeu 6 Déc - 18:24, édité 2 fois

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Message par Kassandra88 le Mer 5 Déc - 14:25

Heureusement qu'elle est là pour le soutenir cette soeur. Avant de devenir un monstre, F.H a d'abord été une victime.

Maintenant, le "je ne lui pardonnerais pas si c'est lui qui a tué les 2 enfants" risque encore une fois de jouer dans les aveux ou non aveux de F.H d'autant plus que la soeur semble encore accrochée à la piste P.D
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Message par ruth le Mer 5 Déc - 14:43

Figaro
Le Figaro
(Au procès de Metz : La Signature du Tueur)


Procès Heaulme : 10 éléments de la «signature» du tueur
Par  Stéphane Durand-Souffland   Publié le 10/05/2017 à 13:39
Procès Heaulme : 10 éléments de la «signature» du tueur
Ce matin, un ex-gendarme qui a mené l'enquête sur le double meurtre de Montigny-les-Metz, a expliqué pourquoi il a la conviction que Francis Heaulme est coupable.

Envoyé spécial à Metz

Le capitaine Hans le reconnaît: aucune preuve matérielle n'accable Francis Heaulme. Pour autant, l'ancien gendarme présente sa conviction à la cour d'assises de la Moselle: «J'ai la conviction qu'il ne faut pas croiser sa route à cette époque. Or, Cyril et Alexandre l'ont croisée. Quelle est la probabilité [si l'accusé est innocent] que ces gamins aient pu croiser un deuxième tueur», le 28 septembre 1986 à Montigny-les-Metz?

Avant d'en arriver à cette conclusion, Francis Hans, 58 ans, qui a quitté la gendarmerie avec le grade de lieutenant-colonel, a très longuement exposé l'enquête qu'il a menée. Il était alors capitaine, et Patrick Dils demandait une révision du procès qui s'était achevé par sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité. De juillet 2000 à février 2002, une cellule dédiée a remonté le temps avec une donnée inconnue en 1986: la présence avérée de l'un des plus dangereux criminels français - arrêté en 1992 et reconnu coupable de neuf meurtres - à proximité de la scène de crime.

L'ex-officier, dont la mémoire semble infaillible, liste une série d'«items» qui, selon lui, constituent la «signature» de Francis Heaulme.

1.La topographie des lieux. L'accusé sévissait «souvent à l'écart», comme le talus de Montigny.

2.La personnalité de Francis Heaulme. Ses crimes avérés se distinguent par un «déchaînement de violence», comme si l'effet recherché était «la déstructuration de la victime». Cyril et Alexandre ont été défigurés à coups de pierre, la tête de l'un des deux enfants était enfoncée de 8 centimètres dans le sol.

3.Le déshabillage total ou partiel des victimes. Le pantalon et le slip d'Alexandre étaient baissés.

4.Une hospitalisation de Francis Heaulme dans un laps de temps très rapproché du crime (sauf dans deux dossiers). Il a été hospitalisé le 26 septembre 1986 (deux jours avant les faits de Montigny) et, à deux reprises, le 29, au lendemain de la tuerie. Parallèlement à son errance criminelle sur les routes de France, le routard a été hospitalisé quelque 400 fois.

5. L'utilisation de termes militaires. Quand il a évoqué les meurtres pour lesquels il a été condamné, Francis Heaulme, exempté du service militaire alors qu'il prétendait avoir servi sous les drapeaux, aimait utiliser un vocabulaire martial. «J'étais en état de guerre», «technique des commandos», cite, entre autres, le témoin. En ce qui concerne Montigny, il a parlé de sa «coupe (de cheveux) militaire» et d'une «route de guerre».

6. Francis Heaulme se sent agressé avant de passer à l'acte. Là, il a maintenu qu'il avait reçu des cailloux lancés par des enfants lorsqu'il était passé, à vélo, près du talus où jouaient Cyril et Alexandre.

7. La présence de cordelettes. Francis Heaulme, qui a étranglé certaines de ses proies, a un jour déclaré qu'il en avait toujours une sur lui. Or, on en retrouve une entre les jambes de Cyril. Et Alexandre avait le cou marqué de traînées rouges, que les légistes n'ont cependant pas pu cataloguer comme des stigmates de strangulation. Après 1986, il ne sera plus question de cordelettes.

8. L'utilisation de pierres. «Francis Heaulme a déclaré que son style c'était l'étranglement ou l'Opinel, relate M. Hans. C'est inexact, en fait il tue avec ce qui lui tombe sous la main. Deux jours avant son arrestation, en Alsace, il avait massacré à coups de galets un ouvrier retraité, à Boulogne-sur-Mer, sur une plage.

9. La présence d'excréments. Des matières fécales ont été prélevées à 10 mètres des corps de Cyril et Alexandre - ce scellé a été malencontreusement égaré. «Francis Heaulme a déféqué dans un jardin proche des lieux du crime après avoir tué Aline Perès près de Brest», souligne l'enquêteur.

10. L'alcool. «C'est presque une condition sine qua non des «trous noirs» de Francis Heaulme», explique M. Hans. Le 28 septembre 1986, l'accusé s'était enivré à Metz avant de repasser par Montigny.

Jamais Francis Heaulme n'a avoué. «Montigny, c'est pas moi», répète-t-il depuis le début de son procès. Au fil des procès-verbaux, il est allé jusqu'à dire qu'il avait vu un «détraqué sexuel» tuer les enfants à coups de pierre, qu'il s'était approché des corps et en avait retourné un. Il s'est arrêté là avant de changer de version. Son parcours singulier, en dépit de l'absence de preuves matérielles, peut laisser penser que Francis Heaulme est à l'étroit dans ce rôle de témoin principal. Mais une probabilité n'est pas non plus une preuve absolue de la culpabilité du "rouutard du crime», devant les assises pour la onzième fois, assure son avocat Stéphane Guirana.


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Francis Heaulme

Message par ruth le Mer 5 Déc - 16:11

Le Figaro
(Procès de Metz :
Compte-rendu d'audition
de JF ABGRALL)

Publié le 09/05/2017 à 22:15
Les glaçantes «petites histoires» de Heaulme

Le tueur a été confronté mardi à Jean-François Abgrall, l'homme qui l'a arrêté.

Par Stéphane Durand-Soufflant

Francis Heaulme raconte ses «petites histoires», le gendarme Jean-François Abgrall les consigne. Ce sont des contes effrayants où rien n'est faux mais où tout change de place, comme les objets sur le pont d'un navire ballotté par un roulis infernal, des récits de crimes entremêlés tous commis par le même homme. C'est comme si un narrateur fou mélangeait, pour terroriser davantage son auditoire, Moloch, Landru et Barbe-Bleue.

M. Abgrall arrête l'accusé du double meurtre de Montigny-lès-Metz en janvier 1992, dans le cadre d'une autre enquête: la mort d'Aline Perès, une aide-soignante de 49 ans, poignardée en mai 1989 sur une plage du Relecq-Kerhuon, près de Brest. Deux jours avant son interpellation, le militaire l'ignore, l'homme a massacré un ouvrier retraité à Boulogne-sur-Mer - dans une «petite histoire», Jean Rémy sera «le vieux». Peut-être parce que M. Abgrall sait parler à Francis Heaulme, très méfiant, celui-ci lui confie, en vrac, les dessous de son tour de France. Il parle de «pépins». Il dit que quand il va passer à l'acte, il «voi(t) rouge». Il montre au gendarme ce qui se passe alors: son visage est «défiguré par une sorte de grimace», ses poings se serrent, ses yeux se voilent pour de vrai d'un rideau pourpre. Il dit qu'il a le goût du sang dans la bouche. Il a tué neuf personnes dont, à Port-Grimaud, un enfant, Joris, 9 ans. Dans la «petite histoire», cela donne: «J'ai étranglé un arbre.» À l'autopsie, on relève une strangulation à mains nues et 83 coups de tournevis.

Parlant de Joris, le conteur retors évoque «une infirmière de Montigny-lès-Metz, une voiture avec du matériel de pêche» qui n'ont rien à faire là. Auparavant, il avait fait état d'une balade à vélo dans l'Est, d'un talus, de voies de chemin de fer, d'un panneau stop, de poubelles, d'un pont, de cailloux que lui jettent des enfants et, quand il revient dans l'autre sens, de pompiers, de policiers, de deux enfants morts près d'un wagon. Pour l'accusation, il s'agit de Cyril et Alexandre, 8 ans, massacrés à coups de pierre le 28 septembre 1986, crime pour lequel Patrick Dils sera condamné à tort. La voiture aux cannes à pêche serait la 4L de deux amis partis taquiner le goujon dans la Moselle ce dimanche-là - on les entendra mercredi. Mais nous sommes en 1992: à cette époque, un coupable a été condamné à perpétuité pour le crime de Montigny, de sorte que lorsque M. Abgrall entreprend de croiser les «petites histoires» du routard avec les dossiers non résolus, il ne trouve rien qui colle avec les propos énigmatiques de Francis Heaulme. Il faut attendre 1997 et une procédure de révision du procès Dils pour que le gendarme fasse, enfin, le lien.

« Dès que je passe quelque part, il y a un meurtre »

Francis Heaulme
Le président Steffanus résume les propos qui constituent le socle de l'accusation et dont la défense conteste à grand fracas l'authenticité. Il demande à l'accusé de sortir de son box et de venir à côté de celui qui l'a traqué, arrêté, décrypté: «Vous lui avez dit tout ça?»

L'accusé: «Non. J'ai jamais dit à M. Abgrall qu'est-ce que vous m'avez dit là.

- Mais vous l'avez dit à d'autres (au juge d'instruction, notamment).

- Il y a eu des jets de pierre. J'ai regardé, mais il n'y avait plus personne, je suis reparti.

- Il est également exact qu'après, vers 20 h 30, il y avait la police, les pompiers…

- À 17 h 20, j'étais chez ma grand-mère (il vivait chez elle, à quelques kilomètres des lieux du crime). (Très véhément.) Montigny, c'est pas moi! Ce coup-ci, c'est pas moi! (Fataliste.) Dès que je passe quelque part, il y a un meurtre.

- Vous en voulez à M. Abgrall?

- Un petit peu.

- Pourquoi?

(Long silence.)

- Vous devriez le remercier de vous avoir arrêté, sinon, il l'a dit, tout ça aurait continué.

- Ah non, j'aurais arrêté.

- Pourquoi en voulez-vous à M. Abgrall?

- Parce qu'il se mêlait trop de mes affaires.

- Des meurtres?

- Oui.»

En fin de matinée, le président avait passé en revue les neuf meurtres pour lesquels l'accusé a été définitivement condamné. La nausée saisit la cour d'assises, à mesure que l'Opinel égorge, que les grandes mains de Francis Heaulme serrent les cous, saisissent des pierres pour écraser les visages, déshabillent totalement ou en partie les cadavres. Il a reconnu ces crimes, puis s'est rétracté. Une fois remises dans le bon ordre, ses «petites histoires» ont, jusqu'à présent, presque toujours constitué un prologue à de lourdes peines.

ruth

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Re: les tueurs en série Français

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